EVIDENCE BASE EDUCATION.....lotion capillaire ou notion capitale

par igor deperraz  -  17 Mars 2014, 17:26

L’ « evidence based education.. »

 

L’étude PISA a montré du doigt la France comme un des plus mauvais élèves de la classe des pays développés. Les neuroscientifiques de tous poils se sont emparés de la polémique pour avancer leurs pions.

Repérer les zones du cerveau qui sont mis en mouvement donnerait des informations utiles sur le concept de l’evidence based education . Pour résumer : Identifier les bonnes pratiques permet de les généraliser et de les appliquer pour que les élèves entrent dans le bon chemin des apprentissages.

Cette polémique a entrainé le débat stérile sur les méthodes de lecture et l’ « évidence » de la syllabique pour structurer les apprentissages. Une pratique professionnelle qui recueillait depuis très longtemps l’adhésion des enseignants de CP mais n’était pas appliqué à la lettre. En effet, en fonction des terrains et des élèves, la syllabique étaient tempérée par d’autres techniques d’apprentissage ne refusant pas une certaine dose de méthode globale.

Cette technique du package très anglo saxonne va très loin puisque l’on peut  vendre dans les écoles anglaises un kit de survie en zone difficile avec un déroulé des comportements et une méthodologie garantissant des résultats sur le comportement des élèves. C’est la pédagogie du Kit clef en main que l’on retrouve aujourd’hui dans les approches de formation sur internet. L ‘universalité des bonnes pratiques entrainerait de facto l’universalité des bons élèves.

Derrière , de grands enjeux économiques sont en cause comme d’autre enjeux mettent en œuvre les égos…L’Inspection générale se demandait pour les  programmes ROLL et PARLER si les effets positifs constatés étaient du registre de l’effet d’expérimentation ou relevaient vraiment de raison didactiques ou et pédagogiques et d’une manière plus générale, le  rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale posait comme réflexion » une éthique des expérimentations parce que les élèves ne peuvent être réduits à un statut de cobayes sur lequel on exerce une action pour en voir les effets « 

Vouloir à tout prix chercher la faute de l’éducateur est une notion qui est en totale contradiction avec le principe éducatif qui veut que l’apprenant n’apprend que s’il veut bien apprendre …Les difficultés des apprentissages ne sont pas à chercher dans les bonnes pratiques et leurs identifications mais dans la motivation des familles à engager leurs enfants  dans un processus formatif.

Même s’il y a de mauvais profs comme il ya de mauvais boulangers, il y a surtout un manque d’adhésion en la valeur travail à l’école …et cela ne rêve pas d’une bonne pratique mais d’une bonne éthique .

Igor Deperraz

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