Une école libre du regard des religions

par igor deperraz  -  23 Octobre 2020, 14:09

 

 

Entendre et écouter sont deux concepts dissonants. Les enseignants  parlent, les élèves écoutent. (Version optimiste)Mais concrètement  les grands principes de la laïcité ne sont plus entendus  ou du moins partagés.

Les caricatures de Mahomet sont un blasphème et considérées comme telles dans de nombreux pays démocratiques. Certes la pénalisation ne concerne que les Etats autoritaires mais les principes sont posés !

Le choix de notre Nation est d'avoir introduit fortuitement ou intuitivement  la fraternité dans sa devise. En cela l'esprit de la révolution française s'est transmis dans une symbolique  portée par les initiés.

Liberté, égalité aurait du être la devise de la Nation, l'esprit des lumières en a ajouté, non sans mal, un  troisième concept universaliste.

Ce troisième point a donné les affrontements que l'on connait entre l'école privée catholique et l'école communale pendant des siècles.

Le fait est qu’aujourd’hui, la laïcité n'est pas vécue ou ressentie de la même façon lorsque l'on est un élève du public ou un élève de l'enseignement privé catholique ou de confession juive.

Les deux enseignent la liberté et ne font pas de prosélytisme (une militante ultra féministe qui enseignait récemment dans une faculté catholique a du partir pour les même raisons que ce qui délimite le ressenti sur la laïcité) mais l'on perçoit que l'esprit qui amène à payer une école connotée pour se distinguer du commun porte son lot de valeurs affirmées.

Les musulmans sont les seuls à ne pas disposer d'écoles privées (musulmanes et financées par l'Etat. C'est une injustice et un point de non entente des parents et  élèves pour qui la foi est première sur l’école.

Les élèves, parents qui ont bouleversé la vie d'un homme, de par leur aveuglement, n'auraient pas agi ainsi dans une école privée. C'est là, la faute originelle, de l'Etat: Accepter que l'école primaire a minima  puisse être au soin des religieux.

Il est donc normal que dans cette interprétation ressentie de la laïcité, les musulmans soient en position de refus presque légitime. L'école ne devrait plus être confessionnelle mais fraternelle. C'est cette réponse qui aurait pu être portée suite à l'indigne et à la barbarie.

Igor DEPERRAZ

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