toulouse quaida
Toulouse
Le sentiment d’insécurité est un thème porteur en terme électoral, et il sera bien difficile d’occulter l’affaire de Toulouse dans le discours politique préélectoral. Le monde qui nous entoure ne vit pas toujours dans un environnement sûr et exempt de violences armées. L’attirance d’une partie infime de la jeunesse pour al Qu’Aïda comme d’autres pour des mouvements révolutionnaires prônant la lutte armée traverse l’histoire et trouve à chaque génération ses héros. Une partie de la jeunesse a toujours eu ce besoin de changement et d’expression radicale pouvant aller jusqu’à des positions extrêmes menant au meurtre. Il n’y a malheureusement aucune leçon de politique intérieure ou extérieure à en retirer. Ni le message, ni la forme d’action n’est porteuse d’une forme collective de revendication politique. Ces actes isolés ne reflètent que la fragilité psychologique d’individus isolés. Dans ces affaires qui prennent les politiques en otage morale, la Raison inciterait au silence. Non parce qu’il ne faut pas condamner de tels faits mais parce que la conscience politique oblige à une réflexion à long terme. Nourrir ce sentiment universel de peur en instrumentalisant la terreur barbare ne mène qu’à restreindre les libertés publiques. Ce type de violence n’a aucune frontière et elle existe dans toutes les sociétés humaines sans qu’un arsenal répressif ou une politique d’exclusion n’ait porté ses fruits igor deperraz