révélations sur l'agenda de Nicolas Sarkosy

par igor deperraz  -  17 Juin 2012, 07:55

Tout ce que vous avez voulu savoir sur l’agenda de Nicolas Sarkozy…

 

L’agenda 2007 de Nicolas Sarkozy a été communiqué spontanément au juge Gentil  pour disculper l’ancien Président de la République mis en cause dans l’affaire Bettencourt. Cet agenda apporterait la preuve que l’ancien Président mis en cause par témoignage n’a pas reçu d’enveloppe de la célèbre milliardaire… Si l’on connaissait la fragilité des témoignages et les aléas de la mémoire dans la manifestation d’une Vérité, on ne connaissait pas encore la preuve par l’agenda. On peut se réjouir  que l’agenda papier ait toujours sa place dans les bureaux des hautes personnalités et que l’ électronique ne constituent pas encore un outil performant de gestion du temps mais l’on peut s’étonner aussi de cette impudeur à livrer spontanément sa vie privée et publique à un magistrat. Pour rencontrer quelqu’un quelques minutes suffisent. Par exemple, il peut arriver qu’un médecin vous reçoive en quelques minutes le temps de prescrire et de vous renvoyer à la secrétaire pour encaissement. Il peut arriver aussi qu’au cours d’une journée, une envie pressante vous immobilise dans une situation peu avantageuse, du moins ne nécessitant pas de mettre sur l’agenda : « toilettes 12 h04 à 12h08 » L’agenda ne marque qu’un temps idéalisé de la journée à la manière d’un scénario. Ne confondons pas biographie et chronologie du temps. La biographie, comme l’agenda n’est que le roman souhaité du temps qui passe. La chronologie, la dure réalité de la condition humaine. Enfin comme une double comptabilité, on peut organiser un double agenda. Cette livraison ne manque pas d’audace mais n’apporte rien en termes de preuve. Elle souligne la fragilité du droit français dans la recherche des témoignages. Dans cette affaire, il faudrait démontrer que Nicolas Sarkozy a reçu une enveloppe et qu’elle ne contenait pas une carte de vœux !  Il faudrait démontrer que des versements et des dates concordent. La défense plaiderait alors la simple coïncidence. Une position que la Cour de Cassation  ne manquerait pas de confirmer. Cette affaire fera peut être vivre dans les média le candidat battu mais n’amènera pas en l’état des investigations judiciaires la révélation d’une Vérité que l’on devine plus subtile.   igor deperraz

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