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Publié par igor deperraz

A l’école des profeaucrates  

 

Dans «  Le monde du 8 octobre » Mara Goyet  exprime avec une Belle écriture les contradictions du métier de professeur pris en tenaille avec une technostructure de plus en plus délirante et une jeunesse qui prendrait ce même chemin. « La technostructure contribue à dissimuler l’état des classes », ou « la salle des profs avait ses joutes, certes convenues mais stimulantes et structurantes .Cela a bien changé ».

Tout cela porte une part de vérité mais si l’on parle de salle des profs, il n’y a que dans l’imaginaire collectif ou cinématographique qu’une salle des profs discutant politique ou s’engageant dans l’action contestataire constructive ait pu  exister ! La majorité du temps, on ne discute pas, on se croise ; et si quelques groupes s’engagent dans une discussion, c’est généralement pour défendre les avantages ou les inconvénients du Mobil home.

 Le professeur n’est pas un révolutionnaire, il suit tranquillement ses pairs de la classe moyenne dans les grands mouvements de contestation sociale. L’inflation des diplômes actuels n’a pas transformé la salle des professeurs en Agora. loin de là…

Pour les enfants d’aujourd’hui, comme d’hier le  Monde bouge très vite depuis 1945. La génération des années 60 a du s’adapter aux mathématiques modernes puis a du survivre à des dizaines de réforme les plus extravagantes. Il n’y a donc pas de rupture existentielle dans  l’exercice du métier de Professeur. Les atermoiements aussi poétiques et littéraires de l’auteure de « collège brutal » auraient gagné en cohérence si la question de fond était soulevée : Y a-t-il encore place aujourd’hui pour une Education Nationale ?

 

Igor deperraz

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