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Chroniques matinales

Le Saint Dicat

Les syndicats français sont-ils si nuls que ça ? Avec 9,8 pour cent de Français syndiqués en moyenne en 1991 et 7,6 pour cent en 2008, la situation n’est pas au beau fixe ! Les Français ne croient plus en leurs organisations syndicales. C’est un fait et les gouvernements successifs n’ont pas pris la mesure de ce manque d’intérêt dans cette forme ancienne de défense des intérêts des salariés.

Il n’y a plus aujourd’hui d’organisation syndicale représentative. Le récent conflit d’intérêts entre une confédération et un syndicat de proximité a mis le feu aux poudres ! Peut-on signer un accord sur le travail le dimanche en contradiction avec les positions nationales sans être porteur d’un mandat majoritaire ? Toute la question tourne autour de ce grand malentendu : les 15 pour cent dans la fonction publique et les 2 pour cent des adhérents du commerce et du BTP ne portent plus les revendications de leur communauté de travail et ont donc des difficultés à vendre leur signature auprès des autres partenaires sociaux. Dans ce déficit de ressources humaines, les gouvernements tirent les marrons du feu en distribuant sans trop de contrôle les crédits de la formation professionnelle. Mais ils perdent aussi une source non négligeable de médiation dans l’entreprise et prennent donc de plein fouet leurs velléités de réforme. Quel consensus y a-t-il aujourd’hui sur les retraites, la protection sociale, le temps de travail ou la formation professionnelle permettant d’affirmer leur pérennité ? Les grandes confédérations ont hérité du modèle soviétique pour leur fonctionnement interne.

Des cadres placent leur famille et leurs proches dans les rouages bureaucratiques de leur organisation et les petits avantages qu’ils grignotent avec mesquinerie masquent la pauvreté de leur discours. Il n’y a besoin ni d’enquête ni de polémique pour que tout un chacun se rende compte sur son lieu de travail de la misère en milieu syndical.

 La presse qui devrait se faire les relais de cet archaïsme est bien mal en point avec un syndicat qui fait aujourd’hui figure de musée du livre. Les solutions sont bien maigres ! Qui a intérêt a secoué le cocotier ? Ceux qui font les frais de cette glaciation sont les salariés français qui ne savent plus à quel saint se vouer pour faire valoir leurs droits.

 Sainte Nitouche a encore de beaux cierges en partage devant elle !

 

Igor DEPERRAZ

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