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Par deux points de vue passent une ...droite. Par un point de vue passe une gauche ou le contraire. Des chroniques et photographies publiées dans les journaux: "LE MONDE", "Le MONDE MAGAZINE" "LE MONDE TÉLÉVISION""LE NOUVEL OBSERVATEUR", "Le nouvel obs .fr","Les INROCK...", "LA TRIBUNE DE GENÈVE", "POLITIS",Action communiste .les informations dieppoises le réveil L'anticapitaliste, "La FRANCE "AGRICOLE",La Manche libre.fr "le Plus"."La VIGNE", "SINE mensuel "La Manche libre.fr" accréditation festival Albi, fête de l'Humanité. festival off Avignon. (plus de 1000 chroniques publiées) chroniques et flash info à Radio FMR Jusqu'à 2500 visites par jour....! événements ,photographies Igor Deperraz Normalien . études de cinéma à Paris-Sorbonne. jury Petits Molière Téléphone 0785473094

le club des cinq

Les panneaux d’affichage en Gare existent-ils vraiment ?

 

 Qui ne profiterait pas de ce creux d’actualité pour ne pas évoquer un sujet futile, mais néanmoins important : les panneaux d’affichage de la SNCF. Les informations principales de ces journaux modernes consistent à annoncer une destination et un numéro de quai et à l’occasion un retard. Des millions de personnes attendent patiemment et passivement devant ces journaux électroniques.

On y trouve très peu d’informations, peu de commentaires et personne ne semble émettre de doute sur la véracité des informations. Cette presse d’un genre particulier va pourtant bientôt envahir nos écrans d’ordinateur avec l’arrivée des robots diffusant des informations en continu à l’aide d’un puissant logiciel de mise en page automatique. La SNCF aura été pionnière en la matière. Faut-il donc aborder ces panneaux d’affichage avec un regard critique ? Les sources sont-elles fiables et ne cherche-t-on pas quelquefois à instrumentaliser les voyageurs comme l’avait si bien filmé Jacques Tati dans « les vacances de Monsieur Hulot ».

N’avez-vous pas remarqué que des erreurs répétées sur l’horaire où le quai devrait nous inciter à être plus méfiants. En remontant le quai 18 affiché, n’avez-vous jamais douté de la destination et n’avez-vous pas demandé au premier voyageur assis dans le compartiment si c’était bien le train pour Toulouse ou Maubeuge ? Ce doute qui prend le voyageur par une journée d’hiver est le résultat d’une méfiance en la toute-puissance de l’écrit électronique. Le train parti, l’affichage disparaît laissant les pauvres voyageurs dans un vide existentiel. La longue traversée jusqu’à leur point de destination ne leur redonnera vie qu’à la condition qu’un autre panneau consacré aux arrivées les identifie par un horaire. Mais entre ces deux points, le voyageur n’est plus une information, mais un vague souvenir lumineux. la traçabilité du passager n’apparaît sur aucun écran.

Il y a dans ses traversées en chemin de fer un moment ou le temps n’existe plus, un moment où la nature même de passager se transforme en vent. C’est pour cela que les panneaux d’affichage en gare s’empressent de nous proposer de nouveaux horaires et de nouveaux numéros de quai pour nous cacher l’existence des trains précédents .C’est troublant ,d’autant qu’il était possible pour la SNCF de proposer aux voyageurs en attente de les informer de tous les trains de la journée ! En multipliant le nombre de panneaux d’affichage, on pourrait même garder la trace de tous les voyages d’une année.

Un journal du temps qui passe qui accompagnerait nos lectures philosophiques en salle d’attente comme l’ouvrage remarquable d’Enid Blyton   « la locomotive du club des cinq “les gitans ont probablement attaqué les Barthe dans le brouillard, après avoir démoli la voie pour que la locomotive déraille, dit François. Les fragments de rails leur ont peut-être servi d’armes.” Une lecture à partager avec Manuel Valls…

 

Igor deperraz

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