diapositives ,la réalité ..........

par igor deperraz  -  23 Mars 2011, 12:01

Les dias de la réalité

 

 

Les photographies du conflit libyens sont magnifiques .Elles subliment la guerre et ses victimes dans un esthétisme presque hamiltonnien .Le soleil et la chaleur produites par les explosions permettent une profondeur de champs remarquable pour des appareil numériques qui ont de la peine à définir l’image en arrière plan. Pour le photographe, la qualité de lumière libyenne permet de prendre des photos avec de puissants téléobjectifs à l’ouverture réduite. Le traitement des fichiers par de puissants logiciels de correction d’images apporte une touche inégalée dans la représentation du conflit .Est ce pourtant la réalité du conflit, c’est-à-dire une image fidèle de ce que peuvent voir les civils sur place .on peut en douter.

L’œil humain ayant une focale correspondant à un 50 mm, il est difficile de penser qu’une personne à proximité voit le théâtre de guerre avec un 400mm et plus .Le soleil en cette période de l’année en Libye étant plutôt rasant, l’image ressentit sur place est celle d’une image froide .Les images transmises aux rédactions sont donc loin de refléter l’image, toujours subjective, de la réalité libyenne. En photographiant avec de la pellicule traditionnelle, celle qui continue à être utilisé au cinéma, le Kodachrome n’existant plus depuis Janvier  ,l image refléterait  la saturation des couleurs  et le ciel tendrait vers le blanc .Mais il s’approcherait du ressentit visuel  local .Une froideur des couleurs .La photographie d’art n’a pas vocation à transcrire le réel mais l’image d’actualité devrait tendre vers une vérité d’émotion .Mentionner sur les clichés la provenance du produit serait déontologiquement souhaitable. Indiquer la manipulation logiciel du cliché aussi .Rien ,en l’état ne peut remplacer la bonne vieille diapositive ou la pellicule noir et blanc  ,fidèle relevée d’informations .Pas toujours faiseuse de rêves et d’extase  mais productrice d’émotions vraies. Un label à afficher sur des reportages en quête d’authenticité.

 

Igor Deperraz

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