Intimidation à Sivens ,Notre dame des landes ,Place de la République ,Rennes !

par igor deperraz  -  29 Mai 2016, 08:11  -  #sivens Rennes, #haine du flic, #ultra gauche

igor deperraz rennes
igor deperraz rennes

~~Nuit debout et autres histoires à dormir assis. Rennes, par un petit matin de mai, un parfum de 68 dans la maison du peuple occupée par cette gauche que l’on pense extrême. De la musique, des syndicats et comme à Sivens ou à Notre Dame des landes, l’esprit « économie solidaire ».

Sur le mur de l’amphi où l’on règle la sono, des consignes affichées pour faire face aux violences policières, quelques numéros d’avocats au cas où. Et puis l’affiche qui prévient …les journalistes ne sont pas les biens venus, les photographes verront… Leur matériel confisqué… La même ambiance qu’aux alentours de Sivens , où j’avais reçu des intimidations courtoises .

Leur discours est cohérent, tout comme leur foulard, prêt à cacher leur double visage. Ils sont diplômés, prônent de belles utopies et ne supportent pas la critique jusqu’à nous ôter la liberté d’informer. Place de la République, quelques shoots d’assemblées. Comme à Berlin- est lorsque je m’aventurais trop prêt du mur, me voilà suivi par un père la Morale qui m’inonde de questions et courtoisement pose le mur de ces contradictions .Dans quelques minutes le ton va monter, les cagoules remplacées les bonnes idées et il va » s’en aller casser du flic » …. Ce petit matin à Rennes la maison du peuple n’est pas encore évacuée et l’on enjambe les bouteilles, de bière, l’ambiance est bonne et il n’y a pas d’embrouille .

L’utopie s’efface devant les réalités de la vie en commun .Hygiène, vaisselle, proximité. L’occasion de pouvoir échanger, loin de cette police politique qui encadre informellement ce mouvement. De jeunes étudiants qui rejoindront bientôt l’irrésistible société de consommation et les réseaux sociaux … Ils font et défont les ZAD au gré des vagues comme la génération de 68 courrait après le Larzac et les festivals de musique pop. La haine du gendarme ou du flic fédère le discours, elle vient même à prendre le pas sur toute autre considération. Aucun ne souhaite vraiment le retrait de la loi travail, la modification des écosystèmes ou la fermeture des MC Donald.

Le mouvement en mouvement est devenu une fin en soi. « Merci patron » est devenu l’hymne de la « presse officielle » mais sous cette farce tragique, où est l’esprit solidaire et le bien commun lorsque Robin de bois prend aux riches pour donner à un seul , l’élu ? . Comment accepter que Place la République, la liberté soit bafouée ?

Comment accepter les intimidations de donneurs de leçons qui n’ont comme argument que leurs certitudes et leur haine des forces de l’ordre. Sur le toit de la maison du peuple, quelques téméraires prennent des risques pour orienter l’antenne d’une radio libre ou libertaire. Je repars avec ce sentiment d’une déclinaison du mot liberté …liberté, liberticide …

Igor Deperraz

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :