Radio Paris vous parle

par igor deperraz  -  18 Mars 2015, 18:37

~~Si les gouvernants et les élites au pouvoir n’écoutent plus les pauvres hères qui travaillent pour payer des retraites fictives ou pour rembourser une dette abyssale creusée au fil du temps par la conjugaison des incompétences, les services de renseignements vont pouvoir, eux… avec leur petite mallette à 1800 euros nous écouter sans que l’on soit dans le viseur d’une procédure judiciaire.

La justice validera toutes les écoutes sauvages dans une multitude de procédures ! Ce ne seront plus uniquement les fonctionnaires des services qui pourront désormais poser des balises ou des écoutes puisque l’on sait que par définition les services secrets sont secrets et couverts par le secret défense .Ils écoutent déjà qui ils veulent et en dehors de toute publicité ou tapage médiatique. Nous serons désormais tous des suspects ou des bons à écouter. Ce dispositif juridique est censé repérer et agir en amont du terrorisme que nous redoutons tous. Il n’aura malheureusement aucun effet sur les équipes de Daech ou autres groupuscules. Ils n’utilisent plus aucun portable pour communiquer, ne se déplacent plus en voiture et n’émettent aucun signal pouvant les localiser.

L’écoute aux portes n’a qu’un seul intérêt : écouter les journalistes, leurs sources, les syndicalistes et les agitateurs de tout poil qui peuvent comme dans l’affaire de Tarnac être plus ou moins actifs ou fictifs. Cette loi qui pourra servir d’autres ambitions moins louables que les desseins affichés par l’équipe Valls est liberticide et dangereuse pour la suite des évènements politiques. Elle porte en germe les racines du fascisme de dernière génération .Que feront à l’avenir les possibles gouvernements issu de la droite dure et extrême de telles brèches dans notre arsenal juridique ?

Je ne pense pas que Charb ou Cabu soient morts pour servir de justificatif à de telle tour de passe-passe avec les libertés publiques. Vivre libre vaut mieux que survivre dans un monde ou toute expression passe par les fourches caudines de la répression. Igor Deperraz

photographie igor deperraz

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