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Publié par igor deperraz

Salon du livre 2013

Si le livre traverse une crise identitaire, le 33’ salon du livre de Paris se porte bien. Tel un grand Hypermarché, on y trouve de tout y compris des auteurs prêts à grafouiller n’importe quel mensonge sur la première page pour flatter le client furtif du jour. À se perdre dans les allées qui mélangent tous les ingrédients habituels de l’édition, on se prend de vertige devant l’abondance de titre et la débauche de papiers voués au pilon.

 Le marché du livre est avant tout un marché comme n’importe quel autre produit de consommation. Un simple paquet de lessive qui attend son emballage médiatique pour exister. La tendance est au Manga, Igarashi  Daisuké  fera office de roi de la post édition. Chaque église a son pape et chaque chapelle son auteur fétiche. Comme une lettre morte, les autres auteurs attendent et contemplent les totems d’invendus qui s’accumulent dans les allées. Un vaste cimetière qui ressemble aux promenades dominicales des rameaux .Cela tombe à pic, c’est justement le jour !

 Une scène numérique, un square culinaire ! C’est aussi ça et peut être finalement que çà le livre papier. Des livres de recettes à ne plus savoir que manger. Du veau au carambar sans blague à la tarte tatin à la fleur de sel… les plus grands succès réunis pour un grand show sur l’art d’accommoder le gaspillage. Envisage-t-on l’après-abondance du livre et cherche-t-on en ce salon à remédier au grand gaspillage de papier blanchi. L’édition papier ne peut continuer à produire sur papier glacé des tonnes de bafouillages qui ne devraient jamais dépasser la salle à manger de leurs auteurs. C’est un immense gâchis environnemental et mental... À quand une édition bio du Salon du livre ?

Igor deperraz

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