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Publié par igor deperraz

 

 

 

 

 

 

 

Cher Alain Finkielkraut,c’est  par cette formule de politesse que l’on  devrait commencer tout courrier, je me permets  d’apporter à vos propos quelques nuances qui me semble-t-il vous ont échappé. Du haut de l’école polytechnique,  vos propos peuvent recevoir un écho favorable et complice, mais dans les écoles, collèges et lycées la réalité conceptualisée est souvent confisquée par de brillants universitaires qui ne balayent jamais à leur porte et qui de plus, monopolisent  le débat nécessaire sur les pratiques dites pédagogiques. »Dans l’école humanitaire qui a succédé à l’école humaniste la mauvaise note tend à être perçue comme une humiliation et le redoublement comme un supplice médiéval »pour vous citer. C’est un résumé assez facile de la méthode sur  le discours. Les élèves sont le reflet de leur éducation, cette éducation étant une composition étrange de culture internet, livresque, ubuesque. Il n’y a, à un temps donné, que des élèves qui se fondent dans une société donnée .Quelque soit l'époque, ils ont la volonté de travailler, d’ignorer, de mépriser. C’est parce que l’école est le reflet du quartier et du milieu social qui lui est attaché que l’on trouve des élèves « réfractaires à la lenteur du livre » ou « l’écrit triomphe  mais c’est un écrit délivré de l’orthographe, de la syntaxe, de l’étymologie, de l’histoire de la langue »Cette réalité est la même que lorsque vous avez échoué à l 'école normale supérieure en 1968,sauf qu’aujourd’hui ,un plus grand nombre de figurants arpentent les couloirs des écoles .En regardant la photo de la promotion de doctorat de droit de l’université de Paris Assas datée de 1957 ,un simple cou d’œil permet de reconnaitre un proche .Aujourd’ hui ,un album ne suffirait pas .C’est l’ensemble de la société qui a bougé ,emmenant avec elle les mêmes réfractaires à la lecture, au travail . Il faut donc apporter à vos propos la nuance du temps qui passe  et finit par nous dépasser .Après ces réserves je ne peux qu’aller dans le sens de la « déconnexion de l’école « Mais je la voudrais aussi déconnectée des universitaires qui, pour reprendre votre langage « bavardes ou jacasses » .L école s’affaiblit d’être continuellement dans le feu des  expériences pédagogiques venues de brillants penseurs de l’éducation. La pax romana  pour les élèves et leurs professeurs amènerait peut être un peu de sérénité et de continuité dans l’Apprendre.

Igor Deperraz

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