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Chroniques matinales

Chroniques matinales

Par deux points de vue passent une ...droite. Par un point de vue passe une gauche ou le contraire. Des chroniques et photographies publiées dans les journaux: "LE MONDE", "Le MONDE MAGAZINE" "LE MONDE TÉLÉVISION""LE NOUVEL OBSERVATEUR", "Le nouvel obs .fr","Les INROCK...", "LA TRIBUNE DE GENÈVE", "POLITIS",Action communiste .les informations dieppoises le réveil L'anticapitaliste, "La FRANCE "AGRICOLE",La Manche libre.fr "le Plus"."La VIGNE", "SINE mensuel "La Manche libre.fr" accréditation festival Albi, fête de l'Humanité. festival off Avignon. (plus de 1000 chroniques publiées) chroniques et flash info à Radio FMR Jusqu'à 2500 visites par jour....! événements ,photographies Igor Deperraz Normalien . études de cinéma à Paris-Sorbonne. jury Petits Molière Téléphone 0785473094

Publié le par igor deperraz

Jawohl Mutti

Comprendre la victoire de « mutti », la chancelière allemande, c’est entré par effraction dans l’âme prussienne. L’imaginaire collectif d’un peuple qui a porté la révolution luthérienne et la philosophie allemande à son paroxysme.  Une expérience tragique qui s’est terminée par l’éclosion du nazisme.  L’Allemagne, c’est aussi le récit d’une réunification entre une société Marxiste et une capitaliste.

 La réunification a porté très haut le grand principe de responsabilité qui se décline aujourd’hui sous le nom de sobriété .Il ne faut pas attendre chez Madame Angela Mekel qu’elle mette en avant son mari dans une pseudo œuvre de charité, ou qu’elle évite la douloureuse corvée de faire ses courses chez l’épicier du coin. Mutti, c’est l’héritage d’un régime communiste qui avait des travers et des petits arrangements pour ses cadres, mais qui ne connaissait pas la vie de château comme nos élus savent la faire prospérer. Lorsque Mutti prend le tram, elle paye, ne demandez pas à Hollande où il a rangé son porte-monnaie, il n’en a pas ! Au final, le bilan est là : c’est trois mandats et 42 pour cent des voix !

Pourtant l’Allemagne a inauguré avec Gerhard  Schröder la realpolitik de la tiers-mondialisation des travailleurs les moins qualifiés. On peut travailler pour 600 euros par mois à plein temps ou distribuer des prospectus pour 1 euro de l’heure. Les Allemands payent les travailleurs au prix de leur effort de formation. Cette philosophie très protestante de l’émancipation par le travail met au pilori la protection sociale et l’exigence d’un revenu décent pour celui qui a failli et n’a pas suivi sa prédestination.

 Cette philosophie de l’action de l’État a permis à l’Allemagne de s’ajuster sur la réalité du grand marché mondial. Main-d’œuvre bon marché, mais qualifiée, faible protection sociale, valorisation du travail. Philosophie partagée par les dirigeants qui vivent avec sobriété leur mandat.  

Un effort proportionnel partagé qui contraste avec l’incroyable cupidité de nos élus qui engrangent sans vergogne plus de 15 000 euros par mois en cumulant les fonctions d’élu. Comment dans ce contexte prôner la sobriété lorsque l’on ne se l’applique pas à soi même ? François Hollande ne sera pas jugé sur son bilan politique et économique, mais sur son absence manifeste de sobriété. Il reste encore un long chemin pour que la France devienne adulte !

 

 

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Effeuillage de route environnementale

La conférence environnementale s’achève avec deux discours importants. Le premier du Président de la République fixant les grands objectifs temporels « Les économies d’énergie représentent la moitié au moins du chemin à parcourir vers une société sobre en Carbonne à l’horizon 2050 » et le deuxième du premier ministre déroulant le catalogue des mesures ponctuelles. « La feuille de route pour la transition énergétique (…) nous voulons ancrer la question écologique dans la durée ».

Deux perspectives et deux conceptions du temps.  Pour François Hollande, il existe un horizon 2050 que l’on peut concevoir et prévoir. Pour remettre ce temps en perspective, remettons-nous en 1945 et imaginons ce que serait la société des années 1980… téléphone portable, centrales nucléaire après Hiroshima ! Cet horizon est bien entendu invisible et indicible.

Pour Jean Marc Ayrault « dans dix ans, nous devons disposer de véhicules consommant 2 litres d’essence pour mille kilomètres… au cent kilomètres pardon »une échelle possible d’action qui en dit long sur la croyance en la technologie dans laquelle s’enferme souvent le politique. L’idée de consommer 2 litres d’essence pour mille kilomètres n’est bien entendu qu’un rêve inconscient du premier ministre qui exprime l’espoir d’une technologie libératrice. Il y a heureusement des mesures immédiates qui s’imposent comme l’interdiction du bisphénol A ou la fermeture de la centrale de Fessenheim en 2016, même si là aussi, le futur dépend des changements ou du maintien du gouvernement en 2016 !

Certes le premier ministre anticipe les critiques de cette tragédie du temps qu’il ne peut maîtriser « ceux qui pensent qu’on perd du temps… je pense que nous en avons gagné aujourd’hui ». Comment gagner du temps sur cette exigence environnementale définie par François Hollande « comme une obligation et une volonté ».

 La conférence environnementale aura montré la volonté du gouvernement, mais n’aura pas porté temporellement les obligations qui s’imposent ici et maintenant. L’usage du futur dans les questions environnementales remet à un lointain que l’on sait infidèle les urgences du moment ».

Dans pilote de guerre Antoine de Saint Exupéry écrivait « et s’ils s’en vont droit devant eux, c’est par l’effet de l’incohérence générale qui les divise les uns d’avec les autres, et non par horreur de la mort. Ils n’ont horreur de rien : ils sont vides.

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Marseille dans l’Action directe

Marseille se refait une virginité. Culture, architecture, vidéo surveillance, la ville prend en ce début de21 siècle un nouveau virage avec la volonté affichée de devenir la capitale européenne émergente de ces prochaines années. Le centre-ville a d’ailleurs réussi sa mue et il est aujourd’hui impossible de faire la différence entre Paris et Marseille. Métro, commerces, services et une vraie plage à proximité. Le TGV met les deux métropoles à 3 heures l’une de l’autre, c’est une prouesse technologique qui a changé le rapport de la cité phocéenne au pays de l’est de l’Europe. Les Russes ont investi massivement la canebière et la région depuis quelques années et affichent ostensiblement leur richesse sur le vieux port. C’est le côté face de cette ville multiculturelle. Une place qui avait pendant longtemps été ouverte au grand mix social. L’émergence des quartiers nord ne pose problème que depuis que la politique de la ville a poussé en périphérie tous les laissés pour compte du centre. Les jeunes des banlieues ne sont plus le bien venu aux abords des terrasses proches de l’hôtel de ville. Même le quartier de l’estaque, populaire et typique a été colonisé par les néo prof et écolo-bobo de la bourgeoisie locale. Le populaire ne fait plus partie de l’identité historique de Marseille. Les arracheurs de colliers, les tueries en ville ne sont pas que de simples voleurs de poules, ils mènent consciemment et inconsciemment une lutte politique que l’on pourrait assimiler à un mouvement révolutionnaire si l’on se référait à la rhétorique des années 70. Ces jeunes en veulent aux bourgeois qui ont pris leur place dans les rues et qui les ont relégués dans les quartiers nord. Une frontière qui les renvoie inévitablement à leur statut de français d’origine étrangère. Il existe bien aujourd’hui une frontière à Marseille. En la franchissant par l’emploi de la violence, les jeunes manifestent ainsi une opposition à cette dévitalisation populaire de leur ville. Il y a toujours eu une grande perméabilité entre le grand banditisme et les révolutionnaires autoproclamés que l’on connaît mieux avec l’exemple Corse. Pour être objectif sur la situation marseillaise ,on devrait pouvoir y étudier le phénomène de la violence urbaine sous son aspect révolutionnaire et pas seulement sur son aspect délictuelle qui est une réalité incontestable, mais qui a d’autres ressorts ,plus polémiques et donc moins exprimés pour des raisons politiques

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

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Publié le par igor deperraz

L’école dans un brouillon

Un mois après la rentrée, un premier bilan peut être dressé de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires. La première constatation est que cette réforme est en place ! La deuxième est qu’elle amène un grand bazar dans la gestion des sorties d’élèves. Les professeurs ou les animateurs ne savent plus qui reste et qui part à quelle heure. Cette école à la carte instituée par Vincent Peillon est une première dans l’Education Nationale qui fixait à l’ordinaire un règlement intérieur départemental imposant les horaires d’entrée et de sortie des élèves. Qu’un problème survienne à la sortie de l’école et l’on verra s’accumuler les dénis entre les collectivités locales et le Ministère de l’Education Nationale.

 Il ne faut pourtant pas balayer d’un trait de plume l’idée sous-jacente à cette réforme : rendre le service de l’Education Nationale plus souple et plus autonome. Si la pression forte de l’administration centrale ne contrecarrait les volontés libertaires du ministre, les écoles pourraient aujourd’hui accueillir les enfants à la carte. Une demande de la société civile qui a vu ses horaires de travail déréglementés et éparpillés avec les RTT et les contraintes économiques. Cette école à la carte tant dans ces horaires et jours d’accueil que dans les vacances à la carte est le rêve de tout parent qui, la crise aidant, souhaiterait s’affranchir des frais de garde et partir en vacances à des dates choisies. Aligner l’école sur la société civile n’est pas gagnée et toujours pas d’actualité, le ministre ayant sur demande insistante de la Présidence calmé le jeu et au final repoussé le zonage des congés scolaires.

En face de ce projet très soixante-huitard, des professeurs du premier degré toujours mal payés et au final assumant seuls les difficultés de cette réforme tout en travaillant plus. L’échec prévisible de cette belle idée tient en grande partie dans ce déni financier envers les anciens instituteurs. Pourquoi assumeraient-ils et paieraient-ils de leur poche une réforme qui les fait travailler plus ? Parce qu’ils ont voté majoritairement pour Hollande ? Il ya aujourd’hui une différence de 1000 euros entre le premier et le second degré avec toutes les nuances du système indiciaire de la fonction publique. Comment dans ces conditions réformer en profondeur les pratiques et une approche plus souple de l’école si ses acteurs doivent mettre la main à la poche pour faire réussir un projet qui les pénalisent financièrement et qui les fait travailler plus ? Sarkozy en avait rêvé, Hollande l’a fait…

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Impôt ou imposture

François Hollande nous avait prévenus, il va falloir payer ses dettes ? Pour les honorer, rien ne vaut le grand jeu des taxes. Entrer dans l’univers fiscal, c’est comme se procurer frénétiquement le dernier jeu grand theft auto. Il faut savoir faire la queue des heures pour obtenir le droit d’y jouer le premier.

Sur 36,4 millions de joueurs,  16 millions ont vu cette année leur score augmenté, une aubaine pour ceux qui hésiteraient encore à jouer ! Aujourd’hui, on peut même s’inscrire en ligne pour perdre beaucoup d’argent. En gagner ou en perdre dépend beaucoup de l’attention que l’on porte aux chiffres. N’est pas Gamer  qui veut !

 Les niches fiscales ou le quotient familial permettent de réduire sensiblement ses contributions et évitent de se perdre dans le jargon de l’administration fiscale. Pour s’immerger dans la loi de finances (PLF) il faut consulter d’un œil le barème de l’impôt (IR), et d’un autre éviter la taxe de 75 pour cent. Prévoir un tir provenant de la taxe sur la valeur ajoutée pour récupérer son bonus sur la taxe d’habitation et finir par un prélèvement obligatoire.

 C’est tout l’art de ces jeux en ligne de nous perdre dans un monde qui tient autant du virtuel que du réel. L’impôt ne devrait être pour nous qu’un grand jeu dans lequel nous acceptons de gagner quelquefois et trop souvent de perdre. En espéranto, le mot impôt se dit « imposto « Très proche du mot imposteur, mais à la racine latine différente. Si le risque de confusion est grand pour le non-latiniste, il expliquerait pourquoi beaucoup de gens ne voient dans l’impôt qu’une imposture ! Des mauvais joueurs probablement…

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Foucault en perd le Nord

Un pendule de Foucault est installé aux Nations Unies, c’est une reconnaissance internationale pour ce français qui prit le pari fou de démontrer la rotation de la Terre et par cette occasion de vérifier le bien-fondé des lois du mouvement de Newton en 1851 . Ce n’est que plus tard que l’on posera des doutes sur le bien-fondé de cette démonstration dans un espace-temps qui se postulait immuable .Les forces de Coriolis n’étaient pas encore connues et la théorie de la relativité non plus ! Le pendule de Foucault est donc fixé à une hauteur de 23 mètres, ce qui est bien insuffisant pour que la démonstration soit réaliste !

 Mais l’idée est là, le monde contemporain est fait de sciences et non de théologie. L’ensemble des nations s’est donc accordé sur l’idée de Foucault : La Terre est un espace régi par des lois physiques et mathématiques. Ce mouvement oscillatoire marque le monde contemporain dans sa philosophie générale: La toute-puissance de la science ou du moins la modélisation physique de la Terre. Au commencement ne fut pas le verbe, mais les équations de l’univers.

On peut s’interroger sur le pacte onusien lorsque fleurissent des États théologiques ou des théories niant la théorie de l’évolution au cœur même du pays qui héberge cette Société des Nations. Le pendule de Foucault, à défaut d’emporter l’adhésion de l’espace-temps qu’il oublie permettra dans les années et siècles à venir de connaître l’État philosophique des États constitués .Sa disparition des Nations Unies signerait le grand retour de l’obscurantisme…

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Domenico Quirico et le doute

Domenico Quirico revient de loin, ce journaliste italien de 62 ans couvrait le conflit syrien pour le journal italien la Stampa lorsqu’il a été trahi par l’ASL (Armée syrienne libre) et vendu et revendu à des groupes de brigands pro-islamistes. 152 jours livrés aux humiliations les plus intimes, allant de la privation de nourriture aux cellules sans aération remplies de cafards. Une volonté de ses ravisseurs de nier sa qualité de journaliste, mais aussi d’être humain.

Libéré après le versement d’une rançon, même si ce sujet reste toujours tabou dans les chancelleries européennes, il illustre l’embarras et le retour en arrière États-Unis dans ce conflit. L’utilisation des armes chimiques par le gouvernement Syrien est loin d’être certain même s’il ne fait aucun doute que Bachar el Assad est un criminel de guerre, il est bien difficile de savoir aujourd’hui qui fait quoi et qui manipule qui sur un territoire livré aux  bandes sanguinaires.

Vladimir Poutine qui n’est pas maître en démocratie pourrait- il avoir raison de calmer le jeu dans cette volonté occidentale d’aider l’ASL, coquille vide de l’opposition Syrienne? Sur le terrain les troupes gouvernementales ne sont plus sous contrôle et l’on se prépare en interne à la succession possible de Bachar. Dans l’opposition, les groupes fondamentalistes ont pris le pouvoir et il ne reste plus que quelques intellectuels retranchés à l’étranger pour faire croire à une opposition démocrate.

Dans ce conflit, la presse a largement pris parti pour l’opposition Syrienne, mais est ce vraiment un bon travail de journaliste que de ne voir ce conflit que sous l’angle du renseignement américain. Il ne faut ni absoudre Bachar ail Assad que l’on adulait encore hier, ni donner un blanc- seing à cette opposition syrienne qui ressemble de plus en plus aux seigneurs de guerre qui sévissent en Afghanistan. Domenico Quirico aura cru lui aussi naïvement à cette opposition syrienne .Bien mal lui en a pris …

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

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Rencontre avec Hervé Jibrayel sur le port de Marseille de l’Estaque

Les quartiers nord de Marseille… Toute la France en parle ! On aime y montrer du doigt les dérives de ses habitants vers l’économie souterraine. Vue de Paris, la cité phocéenne est depuis toujours ce territoire banni que l’on cite volontiers pour son clientélisme. Cette Mégapole est devenue depuis 10 ans un immense chantier à ciel ouvert qui a progressivement repoussé l’habitation insalubre vers la périphérie.

 Hervé Jibrayel est d’origine libanaise, Député de la  4 circonscription, il fut le premier élu de la diversité en 2007. Il a été réélu en juin 2012 et est aujourd’hui l’un des nombreux vices -présidents du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Il participera avec cinq autres prétendants aux primaires socialistes afin d’obtenir l’investiture officielle du parti à la Mairie de Marseille. « Je ne m’interdis rien ! » Aime-t-il répéter.

Par ce petit matin ensoleillé de septembre, il prend son petit déjeuner en terrasse, croissants à la main et cravate débridée en face du port de l’Estaque. Ce petit village marseillais fut longtemps un bastion communiste avant de basculer P.S. Robert Guediguian,  comme Zola ou Auguste Renoir a décrit la poésie des lieues avec toute l’emphase qui sied à cet ancien quartier ouvrier.

 Comme dans les excellents films de Martin Scorsese, il s’essuie le front avec son mouchoir de coton blanc tout en embrassant les gens qui passent en terrasse. Un petit mot pour les parents et la famille, l’enterrement d’un ancien, l’avancement d’un permis de construire, la naissance du petit dernier, rien ne lui échappe ! Il s’inquiète pourtant pour sa mallette restée dans le coffre de la voiture et demande à son chauffeur d’aller la chercher « je connais bien le quartier, même si les gens respectent la voiture de Jibrayel, t’es pas à l’abri qu’un gosse de 13 -14 te casse la voiture ! »

 Dans ma permanence dit- il, je reçois des gens victimes de vols avec le visage abîmé par les coups qu’ils ont reçus ! Ils n’hésitent pas à me dire aujourd’hui qu’ils voteront plus pour moi, mais pour le Front national. « Une femme qui votait PS avant m’a expliqué que la vie dans le quartier était devenue si dur, qu’elle avait peur de sortir et qu’elle voterait Marine Le Pen » et d’ajouter « Je suis pour qu’un corps d’élite de la gendarmerie maintienne l’ordre républicain à Marseille, j’ai même fait une proposition en ce sens ! Quand l’ordre sera revenu on pourra discuter, mais avant il faut que les gens puissent sortir de chez eux librement, la sécurité c’est la République »

À propos du front national qui a tenu ses universités d’été en ville «  le vieux (Jean marie Le Pen) avait fait la guerre d’Algérie ; alors il s’entourait de crânes rasés, mais sa fille, elle est plus dangereuse ! , il  cite   volontiers Chevènement pour justifier son discours sécuritaire, mais évite le nom de Manuel Valls. “il faut donner des moyens pour la formation ! Avec un travail, y aura plus tous ces problèmes, c’est ce que fait Hollande à son rythme”

 La justice s’est penchée aussi depuis 2011 sur des subventions versées à des associations proches du député: des croisières et des colis de Noël “je donne de l’argent à des clubs de sport, de boule, c’est ça aussi la vie des quartiers. Je suis un honnête père de famille !” Difficile d’aborder le sujet avec un homme qui s’est donné sans compter pour ces électeurs. Il faut prendre en compte la réelle compassion méditerranéenne de ce chrétien convaincu. Le député Hervé Jibcayel incarne la figure immortelle du patriarche méditerranéen, mi-homme public, mi-père de substitution. La compassion n’est pas toujours corruption. La méditerranée fait les hommes politiques à son image, tout en couleur et en passion, il est souvent difficile de comprendre la bouillabaisse marseillaise si l’on ne trempe pas ses lèvres dans le pastis du bar des sports du coin.

Si la démocratie participative a encore du sens, l’ancien postier d’origine libanaise représente la diversité marseillaise dans tout ce qu’elle apporte à la République, mais aussi dans sa conception très orientale d’exercer la fonction représentative. Une posture où la parole et la main que l’on pose sur une épaule vaut loi. C’est aussi pour cela qu’il lui sera difficile de convaincre les  13 et 20 octobre les notables socialistes du bien-fondé de sa candidature à la Mairie de Marseille face aux deux redoutables politiques - Carlotti et Menucci . Une saga décidément qui s’annonce très Scorsesienne.

 

 

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Safia OtoKore, muse aux pieds nus…

Une fois n’est pas coutume, la vie privée d’un homme politique de premier plan est étalée dans la presse. On s’étonne que Pierre Moscovici n’ait pas assisté au pot de départ de sa « sœur proclamée », la bouillante Safia Otokoré, sa conseillère au ministère de l’économie.

François Hollande s’était interrogé sur cette sœur, conseillère régionale de Bourgogne et vice présidente du même conseil lorsqu’il avait appris qu’elle prenait ses vacances avec le Ministre. A 44 ans cette femme que l’on dit imprévisible va rejoindre un poste moins exposé et peut être plus en rapport avec ses compétences. Elle sera chargée de mission à L’AFD.

 Après tout rien de plus normal dans le fonctionnement de nos institutions. Les renvois d’ascenseur sont monnaie courante. Ce qui interroge dans cette affaire qui mêle vie privée et vie publique d’un Ministre de l’économie, c’est la difficulté pour les femmes d’accéder à des postes de responsabilité sans être parrainé par un homme.

Les messieurs en costume cravate du Ministère n’appréciaient que modérément que la conseillère du ministre se promène dans le plus simple appareil dans les couloirs de Bercy. C'est-à-dire pieds nus ! Comme on aime à railler les Jeans usés du patron de Bercy, on jasait beaucoup dans les milieux parisiens sur ce couple politique hors norme.

L’affaire Cahuzac est passée par là et il est probable que le départ de Safia Otokore est été demandé au plus haut niveau. Une décision politique qui devra s’accommoder des sentiments fraternels qu’avaient noués les deux locataires de Bercy. L’avenir politique de Moscovici est de plus en plus compromis. L’affaire Strauss Kahn ayant réactivé la méfiance sexiste envers les femmes en politique.

Igor Deperraz

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