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Chroniques matinales

Chroniques matinales

Par deux points de vue passent une ...droite. Par un point de vue passe une gauche ou le contraire. Des chroniques et photographies publiées dans les journaux: "LE MONDE", "Le MONDE MAGAZINE" "LE MONDE TÉLÉVISION""LE NOUVEL OBSERVATEUR", "Le nouvel obs .fr","Les INROCK...", "LA TRIBUNE DE GENÈVE", "POLITIS",Action communiste .les informations dieppoises le réveil L'anticapitaliste, "La FRANCE "AGRICOLE",La Manche libre.fr "le Plus"."La VIGNE", "SINE mensuel "La Manche libre.fr" accréditation festival Albi, fête de l'Humanité. festival off Avignon. (plus de 1000 chroniques publiées) chroniques et flash info à Radio FMR Jusqu'à 2500 visites par jour....! événements ,photographies Igor Deperraz Normalien . études de cinéma à Paris-Sorbonne. jury Petits Molière Téléphone 0785473094

Publié le par igor deperraz

A vendre, pas moi

Dans la presse hebdomadaire française, le nouvel obs. faisait office de modèle en matière sociale. Une stabilité qui en période de crise donnait une indépendance et un point de vue original dans un paysage plutôt soumis aux lois du marché publicitaire.

Ce temps semble derrière nous depuis que l on a appris que le prestigieux journal de la place de la bourse était à vendre …bien entendu, il aurait été intéressant que les lecteurs se portent acquéreur …mais d’autres appétits financiers  finiront par venir à bout des entreprises les plus louables.

 Que dire et que penser de cette nouvelle donne ?

En premier, la valorisation du journal passe par la rentabilité du site en ligne et cette valorisation passe aussi  par une offre attirant de nombreux lecteurs et donc pouvant intéresser les bandeaux publicitaires. En deuxième des départs de journalistes  vont réduire l’équipe rédactionnelle pour les ajuster aux critères de rentabilité.

À défaut de trouver une solution pour valoriser et rémunérer les journalistes participatifs que sont devenus au fil du temps les contributeurs, on ne voit pas comment dans une aventure purement commerciale nos papiers pourraient continuer à alimenter les blogs du nouvel obs…

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

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Publié le par igor deperraz

Christine, Cunégonde ou Marie… Dans les Fleurs du mal.

L’écriture prospère souvent sur les lambeaux des convictions meurtries. Ode souveraine du discours amoureux, la grammaire de nos sentiments se décline au gérondif de nos espérances.

Aimer à perdre la raison remplit  depuis Ronsard de  nombreux vers sans que l’on sache vraiment  pourquoi cette  douce musique de l’âme envahit les cœurs endormis. De ces petits yeux bleus qui pétillent sous la douceur d’un regard fleuri naissent ces petits moments d’harmonie et de paix retrouvée.  Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai épellent les verbes de ce temps  que l’on aimerait suspendu à jamais.

L’amoureux  ne traverse pas le temps, il le subit. De son regard qui s’égare dans les méandres du plaisir ne survit que l’envie de la vie. Des mains qui se tendent et se distendent, se touchent et se lâchent courent sur les méandres des lignes courbes.  

Les fluides brisent l’ennui de la nuit pour le lac des terres de feu. La poésie n’en finit pas de rougir les pages illusoires de ces chants éternels. De Nougaro à Federico Garcia Lorca ;  les mêmes mots, les mêmes vers,  résonnent dans le tunnel des envies.

 Ils  portent en eux les simples mots de la rose épanouie. Les poètes lui donnent  les noms de Christine, Cunégonde  ou Marie, mais ils ne sont que chimères et dragons lorsque leurs vers moqueurs se perdent dans l’oubli. Le poète n’est pas maudit, il s’ennuie. Soudain surgit du fond du placard ressurgit cet éternel spleen de l’idéal dans son écrin d’espoir.

L’invitation au voyage de Baudelaire

 Mon enfant, ma sœur

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre ensemble !

Aimer à loisir,

Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble !

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux

E tes traîtres yeux,

Brillant à travers leurs larmes

 

Que faire de ce long voyage en symphonie sinon d’entrer par effraction dans le monde feutré des liseurs de liserons.  Éplucher la littérature pour y surprendre quelques vers au hasard des chemins caillouteux. La poésie n’est pas qu’un art éphémère du mot, elle est aussi l’étendard de la pensée à crue. Transformer le politique en poétique pour qu’émerge enfin une prose de la vérité, chargée de vers sans mensonges.

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Si j’étais un homme 

DGSE, DRM, DPSD… bienvenue dans le monde très fermé du renseignement.  Alors que le Ministère de la Défenses s' apprête à  perdre 34675 postes les prochaines années, ce secteur ministériel échappe aux restrictions budgétaires. Il va même recruter plusieurs centaines d’agents  pour continuer à  percer les grands mystères de la subversion.

 La  loi de programmation militaire 2014- 2016 donne aux agents  des pouvoirs exorbitants du droit commun et dans son article 13 autorise l’intrusion sans contrôle judiciaire dans les données informatiques et électroniques. Big Brother l’avait rêvé, les services de renseignement l’ont obtenu. Récolté du renseignement à l’air du web .2 pourrait paraître logique et porteur de sens, mais il faut quand même admettre que les mouvements terroristes ou les mouvements représentants   une  menace pour le territoire ont largement déserté ce terrain miné par les ’écoutes.

On peut faire de l’interception préventive et obtenir des résultats sur des apprentis trublions, mais pas sur des professionnels. À quoi bon laisser des services de renseignement s’immiscer dans la vie privée des citoyens ordinaires si ce n’est pour y exercer une intrusion abusive ou potentiellement liberticide…Sous  le prétexte de protéger la société du péril extérieur ,la démocratie se déshabille au profit d’une mise sous surveillance sans le moindre contrôle judiciaire .

 Il est regrettable que la stratégie du fil en aiguille nous conduise tous vers la culpabilité .sommes-nous tous des terroristes qui s’ignorent…et devrons-nous vivre nus sous le regard goguenard de quelques fonctionnaires de la DGSE sans manifester sinon de la  gène, mais aussi de la pudeur…

Igor déperraz

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Publié le par igor deperraz

Pisa, des bonnes questions pour une réponse ….

 

Pour 534 000 euros, la France participe tous les trois ans à l’enquête PISA . La méthodologie de cette étude est sérieuse et bien construite, les 65 pays qui y participent ne contestent d’ailleurs  pas sa fiabilité même si quelque un conteste son efficacité en matière d’outil de remédiation des politiques scolaires. Aujourd’hui  La France, comme l’Allemagne, il y a une dizaine d'années est sous le feu de la critique. Le système scolaire français n’est plus adapté à l’évolution de nos sociétés. Le champ d’études exploré met en cause un système profondément inégalitaire et producteur à grande échelle d’exclusion culturelle.

 Les compétences collectives permettant d’affronter la mondialisation avec les outils intellectuels adéquats ne sont pas à la hauteur de l’investissement. La France est en train de perdre la bataille concurrentielle  de l’intelligence. L’effort collectif n’est récompensé en termes d’élévation générale du niveau scolaire. Une grande révolution serait donc nécessaire pour se mettre en conformité avec la puissance économique que nous continuons de représenter. Si nous balayons les critiques portant sur la triche et le bidonnage des tests, il faut admettre que l’Éducation nationale ne peut continuer à produire de l’échec scolaire sans se poser de sérieuses questions. La plus importante est celle de l’existence même d’une Éducation nationale centralisée produisant des normes scolaires universelles dans un monde devenu de plus en plus spécialisé.

Comment apprendre le français et les math dans les 13 arrondissements de Paris et dans une école de la Creuse. Une fois le constat posé, le problème étalé sur la place publique, que pouvons-nous faire pour prendre les bonnes mesures pour rétablir l’égalité des chances ? Supprimer l’Éducation nationale !

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Supprimons-le dimanche du calendrier

Travailler le dimanche soit le premier jour de la semaine du calendrier chrétien(le samedi est le jour de repos dans le calendrier juif) apparaît logique. On commence la semaine par travailler et ensuite on  se repose. Ce n’est pas le cas du  calendrier actuel…

 Nous avons tous été habitués à prendre notre repos le premier jour avant de se rendre  au travail (le dimanche est le premier jour du calendrier !) ce qui explique notre propension à faire du travail un accessoire au temps libre. En introduisant plus de souplesse dans le travail du dimanche, la société marquerait fortement son opposition  à la valeur temps libre sur la valeur travail.

 Commençons par travailler le dimanche et si c’est possible, reposons-nous le dernier jour, soit le samedi …une conversion généralisée au judaïsme ! Est-ce cela que le législateur à en tête ?

D’un certain côté, la généralisation du large chapeau de feutre mou et l’interdiction de toucher un appareil électrique auraient un effet bénéfique sur la baisse d’énergie nucléaire. Le travail du dimanche serait-il tout simplement une nouvelle facette fantasmagorique du complot juif cher à l’extrême droite ?

 Le dimanche serait censé apporter de nouveaux clients…pourquoi pas, mais dans ce cas supprimons tout simplement le dimanche et nous aurons une semaine de six jours entièrement travaillée. Changeons notre calendrier judéo-chrétien devenu destructeur d’emploi pour un calendrier plus ouvert sur l’économie.

Changeons par la même occasion le nom du lundi en Taxodi, mardi en bénéfidi , mercredi en profidi ETC. Et surtout rayons de la carte le dimanche .Un complot ourdi me direz- vous par les francs maçons ?

 Le dimanche est décidément un jour pas très catholique, il est grand temps de le faire passer par pertes et profit dans le nouveau calendrier de l’économie mondialisée. Il suffisait d’y penser … un nouveau  complot islamiste …

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

Tant pis

Qui n’ a pas, un jour, prononcé cette expression du xvi siècle en pensant à toutes les promesses non tenues . Certes, on aime à répéter que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, mais nous sommes trop soumis à la dictature du spectacle pour nous émanciper de cette forme invisible de morale du dit.

Pour nous détacher de cet artefact, il n’y a que l’engagement- cette forme d’émancipation collective qui a progressivement laissé place à la fabrication artificielle du moi tout puissant. Le faire contredit trop souvent les affirmations péremptoires que l’on prend au pied de la lettre avant même que nous ayons pu mettre en œuvre un raisonnement anticipatif.

François Hollande portait des espérances que l’on peut aujourd’hui passer à la moulinette du tant pis et un jour du temps pire. Les conférences environnementales, la fiscalité, les retraites, l’éducation. Nous entrons collectivement dans l’air du « tant pis », non par lâcheté ou manque de courage, mais parce que nous ne finissons par voir le monde sous l’angle de l’immédiateté et du bonheur éphémère.

Ce petit chez soi qui nous étouffe sous le catalogue des bonnes intentions n’est que la forme primitive de notre résignation. L’utopie créatrice et souriante ne fait plus partie de nos espoirs. Alors, tant pis si nos rêves d’émancipation portaient l’espoir collectif et individuel du vivre ensemble. L’acceptation du temps pire s’affirme comme la nouvelle citadelle de notre déclin consommé. Un pis-aller du temps qui s’efface.

Igor Deperraz

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Publié le par igor deperraz

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