Réfugiés, réalité et ruralité

par igor deperraz  -  14 Septembre 2015, 17:10

photographie igor deperraz
photographie igor deperraz

Migrants et territoires ruraux

Que d’éloge n’avons-nous pas pour les Syriens, peuple cultivé et d’un haut niveau scolaire. Cela rappelle les citoyens de Cuba avec son régime provoquant un exode massif et des conditions morales enviées. Les Allemands sont prêts à former une main-d’œuvre polie pour faire face au déficit démographique en offrant des conditions de salaires proche des pays du tiers monde.

L’Allemagne ne connaît pas le chômage, mais connaît le travailleur pauvre. Une des explications de la crise du porc en France ! Les coûts salariaux sont peut-être les mêmes, mais mes conditions de travail sont certainement moins favorables pour les travailleurs précaires.

Les primo arrivant viennent des villes et n’hésitent pas à passer par la Russie en empruntant les compagnies d’aviation .ils sont issus des villes comme Alep .Cette première vague ne souhaitent évidemment pas repeuplés la Creuse ou le limousin !

Nous pourrions accueillir dans nos campagnes plus de 200 000 réfugiés dont beaucoup sont chrétiens et proches historiquement de la France, mais cette population jeune et cultivée ne fuit pas la Syrie que pour des faits de guerre .Elle fuit leur pays à cause de la barbarie de Daech et du divorce entre la ville et la campagne .

Daech prône un retour aux valeurs traditionnelles de la ruralité. Des mœurs de la campagne que la France a connue, il n’y a pas si longtemps avec les mariages forcés, le poids envahissant de la religion et une police des mœurs sans nuances. Les agriculteurs d’aujourd’hui sont des paysans édulcorés des mauvais génies de la contrainte exercée par les idées rétrogrades du moyen âge

Le malentendu sera grand si nous n’acceptons pas de discuter des valeurs qui sont les nôtres et des populations que nous souhaitons accueillir avec générosité.

Les populations qui viendront seront moins réceptives à nos idées des lumières. Issues des milieux ruraux, souhaitant une charia plus incisive, ils pourraient emmener avec eux le conflit qui poussent nos frères humains sur les routes .Accueillons sans compter tous ceux qui partagent les idées d’égalité et de fraternité, mais soyons clairs avec ces exigences pour qu’il n’y ait pas de désillusion dévastatrice .Notre territoire est vaste, mais notre champ de tolérance pour les extrêmes est nul. Pourquoi alors ne pas soumettre les migrants à une obligation d’occuper les territoires ruraux en déshérences pendant une durée minimum de 10 ans.

Igor Deperraz

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