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Publié par igor deperraz

Vincent Peillon, Prof normal ?

 

 

Vincent Peillon arrive au Ministère de l’Education Nationale avec le secret espoir de faire bouger en  profondeur et pour longtemps le » Mammouth ». Si les réformes se suivent et ne ressemblent pas, les changements se suivent et n’affectent pas durablement le fonctionnement et la philosophie de l’enseignement en France. Programmes surchargés, autorité bafouée,  les enjeux du 21 siècle sont bien loin d’être pris en compte. S’il faut revoir la semaine de quatre jours, il serait plus innovant de réformer la trop spéciale année scolaire pour la transformer en année civile. En faisant de  l’école une administration normale, on distinguerait facilement le temps de travail des enseignants de celle des élèves. Les professeurs devant trente cinq heures de présence et de travail  et pouvant, comme les autres salariés posés leur congé de cinq semaines pendant les périodes d’été sur une année totalisant huit semaines de vacances. La continuité du service d’éducation se conformerait  à la normalité administrative. Les professeurs pourraient disposer des mêmes avantages en termes de rémunération et de temps de travail. Allègement d’horaire sur les postes difficiles, heures supplémentaires, bureaux, comité d’entreprise. Le service public de l’Education ne serait plus ce que les enseignants en font mais ce que l’Etat lui octroie. Dans l’exemple des directeurs d’école, le temps de travail supplémentaire passerait en récupérations ou heures supplémentaire comme dans la Police. La formation, comme l’information, la préparation, les corrections devraient tenir dans ce bloc horaire pour ne pas entrer dans la catégorie de travail au noir. Cette révolution qui  ouvrirait l’école sur la formation pour adultes et le monde des entreprises aurait comme conséquence d’ouvrir le débat sur la pénibilité du travail et son exigence de départ en retraite à cinquante cinq ans et atténuerait probablement la volonté de changement continuelle des contenus. Si l’ensemble des compétences demandées devaient s’acquérir sur les horaires de présence, c’est une bonne moitié du corps qui devrait retourner tous les cinq ans, pendant plusieurs années sur les bancs des universités aux frais de l’Etat. En devenant normal et en travaillant normal le « Prof » en deviendrait un salarié comme les autres avec les mêmes avantages. Le système actuel a basculé en faveur  d’une importante bureaucratie centrale au détriment des professeurs et surtout des élèves .Vincent Peillon sera-t-il l’homme du changement ou du ronronnement ? Les prochaines semaines seront décisives pour lui s’il veut s’inscrire comme le nouveau Jules ferry, l’esprit colonial en moins     igor deperraz

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