sondage d'opinion en folie

par igor deperraz  -  21 Février 2012, 08:39

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sondages probablement probables

 

 

 

 Les élections à venir ne seront-elles qu’une chambre d’enregistrement d’une réalité mathématique mesurée actuellement dans les sondages d’opinion. Il est de bon ton de nous rappeler l’épisode Balladur Chirac pour nous rassurer sur le sens même de notre libre choix et gommer les effets fondamentaux psycho- comportemental .L’homme est un animal social qui aime suivre la foule. Les sondages d’opinion ne donnent pas uniquement Monsieur François Hollande comme futur président, il relève l’adhésion pulsionnelle envers un chef qui rassure et pose le rejet fusionnel d’un homme qui inquiète. Les discours qui accompagnent cet état de fait ne sont plus écoutés. Qu’importe si le revenu vieillesse augmente de dix pour cent ou si le programme du quinquennat à venir donne la priorité à l’emploi public ou engage une réforme structurelle de l’impôt. L’homme qui conduira la Nation sera choisi sur sa capacité à fusionner avec une foule de plus en plus septique sur la capacité des candidats à décliner et respecter un programme électoral. Peut –on parler de dictature du sondage d’opinion ou d’un progrès considérable des probabilités ? Les outils mathématiques et sociologiques ont évolué et l’on peut aujourd’hui, avec une marge de manœuvre très faible, donner une tendance. Si les élections présidentielles étaient remplacées par un sondage, l’écart entre le vote à un moment T et le sondage serait négligeable. Si l’on peut aujourd’hui exclure un premier tour contestant la légitimité d’un de ses deux candidats, Monsieur François Hollande est élu Président de la République. Sommes-nous encore de grands enfants pour jouer au Jeu du Président et se complaire à croire les idées avancées dans un scénario écrit à l’avance par les français eux-mêmes.

 

 

Igor deperraz

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