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Publié par igor deperraz

Rascasse

Le pêcheur à la ligne est un baromètre indispensable, mais trop souvent ignoré de la vivacité politique. Un corps rigide à l’extrémité souple sur lequel on monte une ligne ou un hameçon… c’est la définition de la canne à pêche ou la représentation figurée de l’homme politique en cette époque troublée.  Le pécheur doit remettre sa proie dans le lit tourmenté de la rivière après l’avoir taquiné avec une cuillère ou un vers comme le fait habituellement un politique se gardant d’abuser le poisson qu’il a ferré avec de fausses promesses. Pour aborder la question en eaux troubles de la corruption, du détournement de fonds ou du blanchiment d’argent, il peut être intéressant de se plonger dans la lecture de livres de recettes pour y découvrir un vivier de philosophie gastronomique .La sagesse du ventre !

La Truite « Le meilleure de tous les poissons d’eau douce. Sa chair, très délicate se corrompt facilement »

La Tanche « Pour bien les nettoyer, il faut les plonger entière pendant quelques minutes dans l’eau bouillante salée (et ne pas les vider vivantes)

 Les Huîtres “les huîtres s’emploient beaucoup en garnitures ; il suffit pour cela de les ouvrir et de les blanchir dans leur eau

 Crabes ‘l’espèce la plus estimée est le tourteau’

Le Vive ‘Excellent petit poisson, il est garni sur le dos d’arêtes piquantes dont la blessure est dangereuse’.

Dans cette fusion de la culture littéraire gastronomique et de traité politique de comptoir, on peut s’essayer à préparer ‘la bouillabaisse à la parisienne’ (brochet, aigrefin, le petit turbot, la sole, le grondin, la lotte, la carpe, la tanche, la perche, les écrevisses et les homards)

On peut aussi accompagner le poisson d’une sauce financière ou plus subtilement d’une sauce Bercy (jus de veau, échalote, beurre blanc) agrémenté de Pommes de terre à l’étouffée” pour finir cette partie de pêche… une “Île flottante”

Devant le succès considérable des émissions de télévision vantant l’art culinaire, devant la pléthore de livres de recettes inondant les librairies, il ne sera bientôt plus possible d’ignorer cette littérature symbolique dans l’analyse politique. À table Messieurs… Monsieur Guéant un pot au feu ? Monsieur Cahuzac des alouettes en papillotes ? je réserve pour Monsieur Sarkozy le gibier à plumes ou le produit de sa pêche ?

Igor deperraz

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