porschitude attitude

par igor deperraz  -  11 Mai 2011, 08:52

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Porsche n’avait pas besoin d’une telle publicité pour être plébiscité par le monde des affaires. Le président Pompidou conduisait, cigarette aux lèvres sa 911 sans que quiconque ne s’offusque de sa passion pour les voitures de course. L’époque était au règne de la voiture et les quais de la Seine en firent les frais par la construction de la voie expresse .On voulait rouler vite avec une Porsche mais aussi avec une  DS Pallas ou une Renault 16.Des voitures qui ne connaissaient pas la crise, leurs consommations tournant autours de 20 litres. La « Porsche tranquille », dont tout le monde parle consomme 12 litres d’essence et coûte un peu plus de 100 000 euros. Le véhicule étant la propriété d’un grand groupe industriel, son coût n’est pas exagéré par rapport aux bénéfices et aux revenus de la société en question. Elle est d’un coût équivalent à celles qu’affectionnent les chefs d’Etat, les Mercedes .Le potentiel candidat à l’élection présidentiel devrait-il  comme Lionel Jospin rouler en Renault 14 ? .Tout le monde roule en Porsche ou du moins tout le monde peut réaliser ce rêve viril de puissance .Pour 2000 euros, il est possible de récupérer un véhicule roulant  de plus de 30 ans .Interrogés, des acteurs, des journalistes nient en bloc Non ils n’ont pas de voiture de course ! Pourtant leurs revenus leur permettent d’en acheter une par an et il n’y a personne pour les en blâmer et leur demander de justifier leurs revenus exagérément élevés. Cette richesse qui traverse Paris en voiture de luxe  s’est imposée à nos consciences  pour en faire un projet imaginaire de société  .Tout le monde en rêve et tout le monde l’envie. Lorsque les occidentaux prendront conscience de la vacuité de ses rêve de puissance, d’argent  pour se concentrer sur les biens essentiels et les plaisirs simples, il n’y aura plus de photographes embusqués pour réaliser un rêve de voiture et de puissance viril. ..Mais des reporters débusquant les candidats aux élections savourant une blanquette de veau à la terrasse ensoleillée d’une petite brasserie de quartier.

 

 

Igor deperraz

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