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Publié par igor deperraz

C’est quoi le problème !

Vincent Peillon peut-il vraiment justifier son ébauche de réforme des rythmes scolaires devant ses partenaires européens ? Des voisins bien encombrants en temps de conflit social, mais qui obtiennent pourtant de meilleurs taux de réussite aux évaluations PISA. La Belgique par exemple travaille du lundi au vendredi en terminant ses cours à 15 heures, l’Allemagne débute ses cours à 8 heures et les terminent à 13 h 30, la Finlande commence à 8 heures et termine à 14 heures. Nos partenaires européens du Nord ont laissé aux enfants l’après-midi pour faire du sport ou de la musique. L’Allemagne propose 698 heures de classe contre 958 en France. Ce n’est donc pas le retour de la semaine de quatre jours et demi qui met le feu aux poudres dans les salles des Maîtres, mais bien les petits arrangements entre amis de la réforme des rythmes scolaires. La question que le ministre de l’Éducation nationale n’ose pas se poser est simple: pourquoi ne pas libérer les élèves l’après-midi à 14 heures ou 15 heures et pourquoi ne pas alléger drastiquement des programmes fourre-tout. L’État abuserait-il de la polyvalence des Maîtres du primaire. De l’enseignement des langues vivantes à l’histoire de l’Art, le tout dans un Packaging très universitaire, les Professeurs d’École sont censés aborder le champ des lumières avec quelques bougies pour les éclairer. Cette mission impossible croisée avec le sentiment diffus d’un déclassement social et professionnel par rapport aux professeurs du second degré amène ces surdiplômés à décrocher. Embaucher va devenir compliquer dans les années à venir si ce corps de métier donne toujours plus sans jamais recevoir .L’harmonisation européenne des diplômes est dorénavant effective, il ne reste plus qu’à harmoniser à l’échelon européen les rythmes scolaires. Cette harmonisation passerait de toute façon par une semaine de 5 jours continus avec des horaires de 8 heures 14 heures. On en est loin avec la réforme a minima de ce gouvernement traditionnellement à gauche ! Si le ministère de l’Éducation nationale a eu à sa tête des philosophes, cela pourrait expliquer pourquoi, ils n’ont jamais su faire preuve de psychologie.

Igor deperraz

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