Meme la pluie

par igor deperraz  -  6 Février 2011, 18:27

 

Critiques mayonnaises

 

 

 


« Même la pluie de la réalisatrice icciar Bollain marquera l’histoire du cinéma et des amoureux du 7 ièm art  ,à défaut de marquer les critiques de cinéma , endormis sur leur sandwich mayonnaise .Le cinéma a sa place ,au même titre que la littérature ,dans l’architecture de la pensée ;et est en droit d’ d’espérer des » critiques » à la hauteur de sa complexité. C’est  La beauté de la langue espagnole, les paysages de l’Amérique du Sud, la longue tradition de lutte contre le voisin américain qui plante les décors d’un film aux références enracinées dans la chaire des opprimés. .Le « Canto general »de Pablo Neruda  aurait pu  inspirer le film ou du moins  le prolonger dans sa dimension politique. Comme une   inconsciente nécessité de continuer la récitation d’un  poème  interrompu par la dictature de Pinochet, ,« La lluva empapara las piedras de la plaza,pero no apagara vuestros nombres de fuego « La pluie imbibera les pierres de la place ,mais elle n’éteindra pas vos nom de feu » illustre   la tonalité  d’un film qui mélange trois histoires. Trois caméras .quatre avec celle du narrateur .En changeant les points de vue et les prises de position par les simples jeux, du noir et blanc, des habitudes conventionnelles du spectateur. Le scénario discute en boucle, de  La contradiction même de l’homme blanc, occidental, avec une grande habileté narrative. IL résume ainsi, avec une grande habileté,  l’ensemble des questionnements contemporains  sur l’omniprésence coloniale et post colonial des blancs dans la mondialisation. La réparation, l’engagement sont ils sincères lorsqu’après la compassion  ne reste que l’indignation. Peut on faire la Morale aux pouvoirs locaux en payant deux euros de l’heure ses  figurants .Luis Tosar, Costa dans le film s’impose  et crève l’écran par une puissance et une présence laissant le regard se perdre dans le jeu troublant des plans séquences   .Cette œuvre  est  un cadeau, comme l’eau qui coule gratuitement au fond des vallées ,le film d Iciar Bollain remet  d’une façon bienveillante ses lettres de noblesse au cinéma engagé et non enragé .Cette larme qui ne coule plus, des critiques asséchés par les mièvrerie qui inondent les grands écrans  est à prendre comme un signe de liberté et de  bonne santé du cinéma hispanique et de ses critiques qui l’ont défendu avec sincérité.

Igor deperraz

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