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Publié par igor deperraz

Au  premier Mai, travaille !

 Raymond Lavigne ne pensait certainement pas le 20 juillet 1889 qu’en proposant à la deuxième Internationale de faire du 121 jours de l’année, une journée de manifestation pour la réduction du temps de travail, il transformerait le 1er mai en jour de paresse internationale. Quel bilan peut-on faire aujourd’hui de cette revendication sociale ?

Travaille-t-on moins 100 ans plus tard ? Ce n’est pas si certain… Les progrès technologiques et les nouvelles technologies qui transportent les données à la vitesse de la lumière n’ont pas donné aux travailleurs les mêmes outils pour se déplacer sur leur lieu de travail ou tout simplement pour envisager de travailler deux heures par jours. L’écologie du temps n’a pas remporté un franc succès auprès des organisations syndicales.

Tout se passe chaque année comme si les syndicats se satisfaisaient d’une journée chômée par an. Au rythme des gains de productivité, nous devrions partager le travail et ne travailler qu’une journée par mois. Au lieu de cela, cinq millions de personnes fêtent le premier Mai malgré eux tous les jours en France pendant que les autres perdent leur vie à la gagner. Pourquoi, la France ne s’engagerait elle pas dans l’ère de la paresse .une deuxième révolution française qui contrarierait les projets consuméristes des anciennes puissances communistes comme la Chine.

 Au lieu de vendre des Airbus et autres gadgets inutiles, il aurait été plus serein de vendre à l’empire du soleil levant (Jepen_Kwo) des brins de muguet ! Raymond Lavigne serait en droit de proposer aujourd’hui que le 1er mai soit le seul jour de l’année travaillé. Nos syndicats n’ont-ils pas évolué depuis ce 20 juillet 1889 ?

Igor Deperraz

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