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Publié par igor deperraz

 

 

 

 

 

 

 

 

Sécheresse,

 

Le colza envahit depuis quelques années les champs pour imposer son jaune puissant et son odeur tenace aux paysages européens. Une image de carte postale qui ne doit pas masquer  son impact sur l’environnement et sur la pénurie actuelle en fourrage pour nourrir le bétail. Une culture qui doit son succès à ses qualités nutritionnelles mais aussi  à sa présence dans le biocarburant. Cette concurrence entre l’agriculture de subsistance et l’agriculture « pétrolifère » implique non seulement une tension sur les prix des denrées de première nécessité mais aussi sur le fourrage,nécessaire à la production du lait.

Les problèmes actuels de manque d’eau relève pour une part à ce choix de société  pour l’agriculture française, suivant l’exemple du Brésil de consacrer ses surfaces agricoles aux besoins énergétiques du pays. La sélection d’espèces à croissance rapide, l’absence de retenue d’eau, la pression de l’immobilier sur les plaines céréalières ;les doutes sur l’agriculture intensive jette le trouble sur la capacité de l’agriculture française à se lancer dans la production industrielle de carburant. Le jaune qui colorie à l’infini les paysages a d’une certaine mesure remplacée le vert des prairies. Le Colza n’est pas le seul en cause dans la pénurie actuelle d’eau, le maïs, tient lui aussi sa part de responsabilité dans la crise actuelle. Il suffit de parcourir les plaines françaises pour constater la croissance des céréales comme le seigle ou le blé pendant que le maïs peine ou meure sur pied. Ce débat sur les orientations de la politique agricole européenne refait surface à chaque soubresaut du climat. Repenser l’agriculture et la penser dans un Plan global européen de développement durable pourrait donner aux instances européennes matière à réflexion.

 

 

Igor deperraz

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