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Publié par igor deperraz

Dans un entretien « accordé » au journal Le Monde du lundi 10 février, Vincent Peillon , ministre de l’Éducation nationale déclarait 

« Pour que l’école change ,il ne suffit pas que le ministre le décrète ,il faut que les pratiques évoluent dans les classes ,et même en dehors ,dans les attentes de la société et les représentations des parents .Nous voulons construire une école de la confiance et de la bienveillance .Pour cela il faut aider les enseignants ,mais aussi changer la façon qu’à l’institution de les traiter .Il faut être cohérent .Par exemple ,si les enseignants sont eux-mêmes l’objet d’évaluations-sanction, leurs propres pratiques d’évaluation s’en ressentiront forcément .Ma mission de ministre est de faire avancer de front ces deux chantiers »

Pour le profane, une telle déclaration peut apparaître comme la volonté d’un Ministre de prendre en compte les mauvais résultats des évaluations PISA et de se livrer par la même occasion  à une introspection  constructive afin de  faire évoluer la qualité du travail  au sein d’une institution qui aime les rapports hiérarchiques et en a fait son cheval  de bataille. Vincent Peillon est il sur le départ ?ou entend-il mener un combat révolutionnaire contre son administration ?

En quelques phrases le  philosophe a résumé le malaise et l’inadaptation des rapports hiérarchiques au sein de l’éducation nationale .Comment demander à des professeurs d’avoir une attitude, un process d’apprentissage bienveillant lorsque l’on note lors d’Inspections…ses propres fonctionnaires. Comment faire évoluer l’école si les parents ont des attentes antagonistes à la réalité éducative.

Faire confiance à des personnels titulaires de diplôme de l’enseignement supérieur et donner aux équipes éducatives une autonomie relative, mais significative feraient avancer les pratiques et adapteraient les directives nationales aux contraintes locales.

La pédagogie de la bienveillance est une  nécessité dans une société  de plus en plus complexe et fragilisée par la dégradation des conditions sociales. Ce modèle ne peut s’affirmer que dans la révolution des pratiques hiérarchiques .est-ce enfin la fin d’un modèle qui avait pour ambition de mettre au pas  l’ensemble de la population pour reprendre l’Alsace et la Lorraine …L’Europe est heureusement passée par là depuis….maintenant Vincent Peillon…

 

Igor Deperraz

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