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Publié par igor deperraz

    

L’opinion

Nicolas Beytout l’avait rêvé, Arnaud Lagardère l’a concrétisé en apportant une partie du Capital au nouveau quotidien de la droite décomplexée- « Le papier c’est l’influence, la légitimité, le numérique la réactivité, l’innovation » aime à répéter le fondateur qui dirigea Le Figaro et les Échos. Conscient des pesanteurs pour ne pas dire de la bureaucratie qui submerge aujourd’hui la presse parisienne, l’équipe rédactionnelle se résumera à 30 journalistes.

Dix fois moins qu’au Monde ! Le nouveau patron de l’opinion tranche rapidement dans le vif en évoquant les nouvelles pratiques de lecture. À quoi servirait en effet les 250 journalistes du quotidien de référence si leurs écrits ne sont lus que par quelques centaines de lecteurs .C’est donc bien une rédaction à flux tendu qui rédigera la double édition papier, numérique.

Un choix économique et stratégique qui peut s’avérer payant dans un secteur profondément touché par l’érosion et le vieillissement de son lectorat. Si les actionnaires se donnent 5 ans pour réussir, c’est qu’ils comptent se servir du journal pour promouvoir le retour de la Droite aux affaires. Nicolas Sarkozy pourrait y tenir une chronique de politique internationale en attendant patiemment la prochaine défaite des socialistes au municipal.

En évoquant « Combat », Nicolas Beytout  ose franchir les barrières idéologiques pour placer son ambition sur l’engagement et non sur la science-politisation des quotidiens parisiens. Un retour par la grande porte du Quotidien de Paris fondé en 1974 par Philippe Tesson et fermée le 14 novembre 96. À quand donc une ambition de gauche pour la Presse et le retour du « Matin de Paris ».Nous l’avions rêvé… Reste à trouver le généreux et ambitieux investisseur…

Igor Deperraz

 

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