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Publié par igor deperraz

L’exil et le royaume

De jour en jour s’affichent nos espoirs  et nos regrets sans que nous n’ayons prise sur leur cause et leurs effets. Nous attendons quelquefois impassible, souvent impatient, que le cours du destin suive une courbe dont nous aurions choisi les coordonnées polaires. Il n’en est rien, le hasard et la nécessité font loi et font foi.

Les passagers du vent  marchent vers un avenir incertain tout en croisant d’autres clandestins. Des ondes sonores, visuelles inondent notre imaginaire chaque matin au coin d’une rue, à l’écoute d’un poste de radio ou à la lecture d’un quotidien. De mille mots naissent ces nouvelles qui nous confortent dans cette réalité invisible qui nous entoure.

J’existe dans ce nous qui me ressemble et me rassemble. Quand une voix dissonante s’élève ou s’écarte du paysage mental  qu’un fil invisible nous a tendu, la grande angoisse nous saisit et nous courrons instinctivement vers la lumière de toutes les certitudes passées.

 Changer nos perceptions de la sphère publique et privée n’entre dans aucun programme électoral et pourtant, c’est là que  commence la grande révolution mentale : Plus pérenne et durable que la réforme fiscale ou la réforme des retraites.  Bouleverser notre regard sur le monde pour imposer la liberté des femmes dans un monde dual, réfléchir et fléchir la transmission des savoirs être ou savoir bien être.

 Était-ce bien raisonnable de faire tout ce tintamarre dans les rues des villes pour acclamer le piètre résultat d’une équipe de France de football jouant contre un pays  payant ses salariés 400 euros par mois ! Était-ce raisonnable d’imposer au regard de tous la domination masculine dans toute sa puérilité et sa futilité.

Passager du vent et de l’amour, le courtois n’est toujours pas de mise aux Marquises et dans l’hexagone de nos pensées étriquées.

 « Elle ne savait pas où poser son sac, ou se poser elle-même. Il fallait se coucher  ou rester debout, et frissonner dans les deux cas. Elle restait debout, son sac à la main fixant une sorte de meurtrière ouverte sur le ciel, près du plafond. Elle attendait, mais elle ne savait quoi. Elle sentait simplement sa solitude, et le froid qui la pénétrait, et un poids plus lourd à l’endroit du cœur. Elle rêvait en vérité, presque sourde aux bruits qui montaient de la rue avec des éclats de voix (…) Albert Camus  l’exil et le royaume

Igor Deperraz

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