"l'argent de l etat " de René Dosière

par igor deperraz  -  20 Février 2012, 14:51

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Harcèlement textuel, l’argent de l’Etat

 

Lorsqu’il a commencé sa carrière politique en 1977, René Dosière ne pensait pas devenir le journaliste d’investigation qu’il revendique aujourd’hui. En utilisant la procédure du « signalement » mise en place en 1995 par Philippe Seguin, il a su obtenir une clarification significative des dépenses de l’exécutif. Les chiffres obtenus donnent très vite le tournis et l’on perd vite pied si l’on oublie que l’on est au cœur de la plus haute institution démocratique française. En vrac, un Ministre lambda coûte 16.72 millions d’euros par an et dépense en transport aérien 363 522 euros. La Garden partie de l’Élysée coûtait 100 euros par convive avant d’être supprimée. On apprend aussi que « Quand Nicolas Sarkozy arrive à l’Elysée -le 16 mai 2007 il dispose donc d’un volume budgétaire de 12 146 430 euros. Cette somme se révèlera vite insuffisante, et, en fin d’année le président obtiendra un complément de 2.4 millions pour faire face à des dépenses qui grimpent allégrement, notamment en matière de personnel ». L’investigation et la mise en lumière de ce train de vie Royal tiennent en quelques mots : la vie de château. C’est ainsi que l’on apprend que seul le Général De Gaule avait son chéquier sur lui pour payer ses dépenses privées, et qu’une voiture précède le premier ministre parti en avion sur son trajet domicile travail. Dans son livre « l’Argent de l’Etat » le député apparenté au Parti socialiste énumère la procédure d’usure et de ténacité qui lui ont permis de ramener les dépenses publiques sur le chemin de la clarté. On est pourtant pris d’un doute lorsque l’on constate que son travail n’a servi en définitive qu’à rendre légal des pratiques politiquement condamnables. En effet, la clarification des dépenses de l’Elysée ou des ministres a donné une chance inespérée aux locataires des résidences boisées de l’Etat d’échapper au débat plus pertinent de la suppression pure et simple de cette manne financière. Il ne serait pas choquant que le Premier ministre et le Président de la République soient logé dans un simple appartement de fonction et disposent d’un simple budget de fonctionnement.

A l’heure du net, les conférences et voyages à l’étranger pourraient se cantonner à quelques visites annuelles votées globalement à l’Assemblée tout comme les déplacements sur le territoire qui pourraient s’effectuer en train.

François Hollande entendra t’il son collègue lorsqu’il prendra ses fonctions ? Sera t il le Président ordinaire qui fera de lui le Premier chef d’Etat exceptionnel de la 5 em république ?

Une question écrite que René Dosière a le temps de préparer pour nous convaincre de la nécessité de son travail d’enquête

 

Igor deperraz

reférence isbn 978 2 02 105018 9   19.50 euros Seuil  René Dosière Député de l'Aisne

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