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Publié par igor deperraz

Relecture et conjoncture du texte. « J’ai chaud, je  mets pas de petites culottes … »

En acceptant de relater ce tragique épisode de l’histoire la littérature française, nous participons tous et toutes, non sans une  certaine complaisance salissante   à la grande foire du non-sens qui saisit en ce début 21 siècles nos sociétés vieillissantes. Nabilla est devenue en quelques mois, la nouvelle égérie des intellectuels français. Elle ferait  monter à elle toute seule  l’audience...  On l’invite, on lui donne de l’importance et on finit par la mettre au même niveau  que le très cultivé Frédéric Mitterrand.

La nouvelle bimbo siliconée de l’année est en train d’écrire  sous nos yeux les futures petites phrases du Larousse et du Robert (sans le pluriel qu’il conviendrait) que les enfants de demain liront dans leur dictionnaire. On ne s’attarde pas sur le classique « allo quoi »,  désormais  passé dans le langage poétique français ! Victor Hugo et Brassens ont pris bien des rides depuis cette nouvelle révolution culturelle française.

 La dernière explication textuelle tient  en une  phrase . Une phrase qui vaudra peut-être à son auteure le Renaudot ou le Goncourt :« j’ai chaud je ne mets pas de culotte… La vérité, sans mentir, j’en cherche partout, j'en trouve jamais ».

 Avec ce type d’argument phéménologique , on comprend pourquoi la nouvelle Marguerite Duras est devenue le phénomène littéraire incontournable des plateaux télés . Comme quoi, Umberto Ecco en signant la guerre du faux ne s’y était pas trompé. Des seins chimiques et l’absence de petites culottes peuvent tenir  en haleine des millions de Français en quête de sens.

C’est vrai, pourquoi mettre une petite culotte lorsque l’on a chaud ? Nabilla serait-elle la disciple de Jerry Rubin «  Do it ».  On devrait pouvoir avec ce corpus littéraire redonner une nouvelle jeunesse au Lagarde et Michard du 21 siècle.

Igor Deperraz

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