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Publié par igor deperraz

Fauve impudique au printemps de Bourges

Pendant que Bourges finissait de désembourgeoiser son paisible centre-ville au son de la chanson française, le collectif Fauve imposait sa sexto-texture au cœur de la cité. Les cinq touffeurs de mots parisiens nées cinq ans après le bouleversant film de Cyril Collar, les nuits fauves se voient récompensés de leur patiente impertinence. Ce groupe participatif impose sur la scène musicale française son style en dentelles crues. « Se battre tous les jours contre la passivité, contre le cynisme et contre nous-mêmes aussi parce qu’on est tous des putains d’enculer » les mots, brut de décoffrage bouleverse le machisme érotique de la poésie parlée et chantée, aidés en cela par les filles du magasine érotique Irène. » Métro, apéro, film porno à l’ancienne », le ton est donné et se décline sur la mode du porno chic et choc des bords de Seine. Pour ce printemps les bords de l’Yèvre... « Fauve est une quête et la narration de cette quête » quelle quête !  Conte moderne d’une génération arrivée à la trentaine, prise de plein fouet par la modernité, tapotant sur des sextos ses désirs de rencontres nature et sexuelle. Les filles s’invitent au bal érotique des sueurs chaudes. « Notre engagement se situe plus au niveau sociologique » fauve renoue en ce printemps avec l’impertinence des pochettes de disque du groupe Téléphone. Ca tombe bien leur disque qui sort est  en pur Vinyle !

Igor Deperraz

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