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Publié par igor deperraz

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Chez Leclerc

 

La mort d’Edouard Leclerc, si elle ne passe pas inaperçue dans la Presse ne déchainera pas des flots de larmes comme celles qui couleront à la mort mille fois annoncée du chanteur populaire Johnny Halliday. Les français ont un rapport distant avec leur capitaine d’industrie et la réussite économique n’entame pas le capital lacrymal des foules.

Les français ne pleureront pas l’épicier de Landerneau et ancien séminariste pour des rumeurs de collaboration pendant l’occupation…mais parce qu’ils n’accordent pas aux entrepreneurs le même crédit qu’aux footballeurs. Dans leur quotidien, le mot « allez chez Leclerc » est pourtant devenu synonyme de promenade samedicale. Que ce soit pour l’essence ou pour faire ses courses, l’enseigne franchisée a conquis depuis le premier Hyper de Brest en 1969 le cœur et le portefeuille des ménages.

L’épicier des 13 rues des capucins n’a jamais quitté pour des iles ensoleillées sa Bretagne natale. C’est avec l’esprit breton, un sou est un sou qu’il a su imposer sa marque et ses prix .Edouard Leclerc s’éteint au moment où les hyper retrouvent le chemin des épiceries de centre ville. Un retour sur investissement qui mériterait peut être plus d’intérêt et de considération pour un homme qui a fait de la lutte pour le pouvoir d’achat le rachat d’une faute inexcusable.  Igor deperraz

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