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Publié par igor deperraz

Après le GIEC ,Le GIEN….

Le GIEC ou groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat vient de rendre son cinquième rapport. Ces prévisions sont pessimistes et relatent une fois de plus cette vérité que l’on ose plus s’avouer : notre consommation effrénée d’énergie fossile impactera notre façon de vivre, voire de survivre dans les années à venir. Astronomes, physiciens, dendrochronologues et autres scientifiques sont tombés d’accord sur une variation de plus deux degrés d’ici 2050.

Outre l’impact sur la production de blé ou sur l’augmentation des phénomènes climatiques atypiques, c’est le manque d’eau potable qui porte au  pessimisme. Quarante-trois pour cent de la population mondiale manquera d’eau en 2080. Une situation qui amènera bien des conflits civils et militaires. Si un habitant sur deux est à la recherche d’une source d’approvisionnement en eau, on imagine le formidable marché et ses dérives totalitaires qu’il engendrera.

L’eau pourrait devenir dans 80 ans une ressource plus chère que le pétrole d’aujourd’hui. En 2080, on condamnera à de la prison un voleur d’eau potable. Les compagnies des eaux sont en passe de devenir les « Maîtres du monde » que l’on avait l’habitude de voir dans les mauvais films des années 60. Ce pessimisme exprimé par cet organisme international regroupant tous les pays de la planète sauf le Vatican et Taiwan ne fera pas que des victimes.

 D’un côté les possesseurs de la ressource s’organiseront dans une OPEP de l’eau et les autres achèteront à prix d’or de quoi survivre. Car si l’on peut se passer de pétrole, on ne peut vivre en bonne santé sans une eau potable. Devant un tel rapport qui selon les spécialistes est un constat d’échec plus qu’un outil de correction, il est peut-être temps d’organiser la société de demain en créant dès aujourd’hui un organisme international chargé d’assurer un approvisionnement minimum en eau à prix fixe à tous les habitants de la planète.

En Europe la nationalisation européenne des captages, distribution d’eau potable serait un garde fou à l’envolée proche du prix de cette matière première vitale. Le réchauffement inéluctable de la planète ne doit pas impliquer le refroidissement inéluctable de la démocratie. Ce rapport amène à un pessimisme écologique certain, mais il promet un retour bruyant des dictatures et des régimes totalitaires lorsque la privation d’eau entraînera de grands mouvements de populations à travers les frontières politiques. Peut-être peut-on encore agir sur le volet politique ?

Igor Deperraz

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