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Publié par igor deperraz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Fred Ritchin en est convaincu et fort de son titre de directeur de la photographie du New York Times nous joue la corde sensible de la Nostalgie.

Le numérique serait différent de l’argentique et modifierait notre perception en nous donnant ce que nous voulons voir et non plus ce qui est

Ce débat est ancien et remonte aux origines même de l’invention de l’argentique.

 La réalité sur une toile, du papier ou un écran n’est qu’une situation subjective relatant un point de vue. Il importe donc peu que cette image soit édulcorée .La réalité de l’instant n’existe plus après le déclenchement de l’obturateur. Le baiser de l’hôtel de ville n’est qu’une mise en scène de la réalité jouée par deux acteurs de circonstance. La manipulation de l’image par le jeu des caches et du tirage en laboratoire a de tous temps permis la manipulation des faits. Les photographes de mariages ont toujours gommés les rides et boutons disgracieux de leurs clients .Le numérique a accéléré et facilité l’image de complaisance en permettant à Monsieur tout le monde de réaliser ce qui coûtait  cher il y a 10 ans. Numérisée, l’image n’en garde pas moins un code source et il est aisé de constater les modifications opérées sur le fichier ressource. La photographie, comme la peinture ne peut représenter l’origine du monde avec objectivité .La photographie et son prolongement le film ne sont qu’un clin d’œil de la réalité .Si la Presse écrite n’a pas disparu après l’invention de l’image argentique et numérique, c’est parce que l’écrit est encore le seul point de plume qui décrive avec précision une réalité subjective. Les supports argentiques ou numériques relèvent plus du goût et du touché que d’une quelconque perception du monde. Le numérique n’est pas une révolution phéménologique mais une économie de temps et d’argent sans argentique

 

Igor deperraz…

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