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Publié par igor deperraz

Concombres de la discorde

 

Les bactéries ne connaissent pas les frontières, l’espace Schengen leur est inconnu, tout comme les inspections sanitaires. C’est donc en toute liberté quelles traversent les frontières sur des hôtes de complaisance. Celle qui fait peur se prénomme  0104 :h4 .Une bactérie tueuse qui semble se propager par l’enveloppe des légumes sans qu’il soit possible d’identifier clairement sa provenance .Le concombre a dans un premier temps été soupçonné de provoquer  des ravages  dans la population avant que l’on s’aperçoive de la méprise. L’Allemagne  a incriminé avec rapidité ce fruit originaire de l’Himalaya dont  Curieusement, les principaux producteurs sont la Tunisie et l’Espagne. En désignant des coupables étrangers, sans se préoccuper de son propre réseau de distribution, ni du fait que la source connue de contamination  provient de Hambourg, les autorités sanitaires ont plongé l’ensemble de la filière dans un grand désarroi économique. Cette crise sanitaire, dont les origines peuvent être criminelles, ou tout simplement ponctuelles  illustre la difficulté d’un risque zéro en matière d’aliments. Ce qui tue les personnes infectées, ce  n’est pas la bactérie incriminée mais l’incapacité de certaines personnes  à résister à des souches inconnues. En imposant des légumes propres et sans terre, souvent sous cellophane, en faisant de l’inox et du tout pasteurisé une règle internationale, les administrateurs de la santé on peut être oublié les travaux de Pasteur sur la vaccination. S’exposer quotidiennement aux bactéries est certainement le meilleur moyen d’éviter notre vulnérabilité. Un aliment propre n’est pas forcement bon pour la santé. Il conviendra peut être un jour de revenir aux légumes non lavés sur les étales de marché. La terre est un protecteur naturel des contaminations…

 

Igor deperraz

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