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Publié par igor deperraz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brel en 33 tours  (ref  90017 enregistrement public amsterdam 3)

 

C’est Alain Marouani qui signe la pochette de l’édition 1967 du disque de Brel « Amsterdam »,le photographe resta trente ans dans la Maison Barclay ,et réalisa pour les pochettes de la maison de disque de  très beaux portraits de Balavoine ,Ferré ,Dalida …Jacques a 36 ans ,il porte une chemise en blue Jean à la James Dean et tire sur une cigarette blonde .L »abbé Brel » comme le surnomme Georges Brassens ferme les yeux à moitié comme pour mieux apprécier la douceur suave de la fumée qui abreuve les poumons,traître fumée. Dans la Grande Maison Barclay depuis 5 ans, le disque est étiqueté de noir et d’orange .C’est la dernière année d’enregistrement publique, il fera ses adieux à l’Olympia le 16 Mai 1967 et donnera son dernier concert à Roubaix, un symbole qui rappelle que  Brel consacra  son engagement poétique au profit des gens de la vrai vie.

Gravé sur la face A ,le « Amsterdam »de deux minutes cinquante- cinq sera repris deux ans plus tard à la guitare sèche le 4 septembre 1969 par un David Bowie très convaincant et ému daans une traduction qui porte le texte et la musique dans une belle harmonie. La dernière chanson de la face B « les fenêtres » ne manquent pas d’intérêt, »les fenêtres  souvent traitent impunément de voyous des enfants qui cherchent qui aimer- les fenêtres souvent soupçonnent ces manants qui dorment sur les bancs……non je préfère penser qu’une fenêtre fermée ça ne sert qu’à aider les amants à s’aimer ».Petit clin d’œil à l’enfance de Brel ,peu intéressé par l’école et sujet à regarder par la fenêtre,l’endroit certainement le plus intéressant  pour les enfants porteurs de rêves et de poésie. De ses mots de tendresses et de compassion pour la difficulté de la vie ,la cendre d’une cigarette nous laisse une image furtive d’un homme qui consomma la vie par les deux bouts Jacques Brel s’en est allé le 9 octobre 1978 ,en face A du disque « le dernier repas » il écrit et chante »et dans l’odeur des fleurs qui bientôt s’éteindra je sais que j’avais peur une dernière fois .Un disque à écouter pour l’émotion de la voix ,un disque à reprendre ,comme le fit Bowie ,pour « the port of Amsterdam » ou Mathieu Chedid « au suivant ».De rap ,de folk ou de Rock, Brel est à réinventer ,remusicaliser pour que son message de vie perdure.

Igor deperraz

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