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Publié par igor deperraz

De quelle école est -on le nom lorsque l'on veut porter plainte pour le vol d'un goûter ?

De quelle école est -on le nom lorsqu’on veut porter plainte pour le vol d’un goûter ?

La lecture de la presse régionale amène à bien des surprises lorsqu’il s’agit de relater la vie des écoles communales de la République. Le journaliste local relate les désagréments subis par une directrice d’une petite école de bord de mer suite au vol en début d’année d’un goûter .Un élève à substituer un paquet de BN ou autre friandise à un de ses camarades, cela faisait suite pour être objectif à plusieurs petites incivilités du même niveau. Le père se serait laissé dire à la gendarmerie. (Oui ! Nous en sommes arrivées à la phase pré- judiciaire !) qu’il pourrait constituer un dossier pour étayer sa demande de plainte. Pour être impartiale puisque les faits semblent graves, la gendarmerie précise au journaliste qu’elle n’a pas pris de plainte .L’affaire fait grand bruit et l’on tente de toute part une médiation pour calmer les esprits…

Déjà, une autre affaire dans une autre contrée avait vu la maréchaussée sollicitée, il ya quelques mois pour une affaire de haute importance… le vol de crayons. Nous ne sommes pas dans une pièce à la Ionesco, nous ne rivalisons pas d’imagination pour monter un sketch à la Dieudonné …nous sommes dans une école de bord de mer, à la campagne, sans immeubles délabrés. L’endroit est même prisé par la clientèle étrangère.

Chacun comprend que la Morale est un des enseignements fondamentaux de nos valeurs partagés .Un vol de goûter est bien entendu regrettable et l’on ne peut passer sur un tel fait. Oui, mais ce ne sont que des enfants, jaloux parfois, envieux et rarement voleurs de grand chemin.

Si les gendarmes reçoivent et s’occupent du vol des billes dans les cours de récréation alors que le taux d’élucidation des cambriolages est peu élevé, on comprend qu’il soit en sous-effectifs. Mais rassurons-nous, jamais les gendarmes ne donneraient de tel conseil .Alors pourquoi et comment un représentant de l’État, le directeur d’école peut il subir de tels agissements sans être protégé par l’État .faire des histoires pour un goûter dérobé peut se comprendre, en faire une affaire d’État est du pur harcèlement moral.

L’école doit être un sanctuaire ou il ne s’agit pas d’accepter les incivilités, mais elles ne peuvent dépasser la communauté scolaire lorsqu’il n’y a pas un seuil de harcèlement ou de violence atteint..Ces faits ne doivent pas laisser indifférents parce qu’elle pourrait pousser au suicide un fonctionnaire qui n’est pour rien dans les enfantillages et les chamailleries d’enfants ! De quelle école est-on encore le nom dans cette guerre des boutons en 2016 !?

Igor Deperraz

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