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Publié par igor deperraz

SIVENS ,le barrage juridique du Tribunal administratif de Toulouse

Sivens dans la tourmente du tribunal administratif.

Le barrage de Sivens continue de faire couler de l’encre à défaut de faire couler de l’eau .Le tribunal administratif de Toulouse a annulé le 1 juillet trois arrêtés préfectoraux autorisant les travaux sur les parcelles de Sivens. Dans sa décision le tribunal souligne « qu’une opération ne peut être légalement déclarée d’utilité publique que si les atteintes à la propriété privée, le coût financier et éventuellement, les inconvénients d’ordre social et les atteintes à d’autres intérêts publics…».

Une décision sans surprise, tant le projet était surdimensionné par rapport aux besoins du site. Dans ses motivations le tribunal souligne » les inconvénients d’ordre social », une notion qui a le mérite de prendre en compte la réalité sociologique du projet. La compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne n’est pas à l’abri d’éventuels conflits d’intérêt.

Les élus sont une nouvelle fois confrontés à l’entre- soi. Le cumul des fonctions entraine une cascade de décisions mêlant l’intérêt général et éventuellement l’intérêt électoral .Que reste- t- il de Sivens après ces décisions qui ont entrainé la mort d’un manifestant et la destruction d’un écosystème ? 3750 euros de dommages et intérêts…Pour autant la nécessité de construire des retenues d’eau est toujours d’actualité et il n’y a pas que l’agriculture intensive qui aura besoin de réguler la rivière du Tesco !

Une culture respectant l’environnement sera confronté aux mêmes besoins en eau si la région développe son agriculture. C’est toute la difficulté de cette bataille juridique .Elle est juste parce qu’elle rappelle à l’exécutif qu’il doit respecter le droit. Elle ne règle pas la question du partage de la ressource.

Elle est source de conflit aussi : La gestion de l’eau et la nécessité de prévoir le réchauffement climatique pourrait donner tort aux écologistes d’aujourd hui vis-à-vis de leurs enfants. Au delà de ce débat futuriste, il y a eu Rémi Fraisse ,21 ans …et aujourd’hui on s’en prend à Ben Lefetey porte parole du collectif .C’est un énorme gâchis écologique, humain et politique. Le solde de tout compte de 3750 euros parait bien dérisoire dans cette histoire aux relents cathares …

Igor Deperraz

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