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Publié par igor deperraz

photographie igor deperraz

photographie igor deperraz

Culture Bento Bako

Apparu en 1868 au Japon la boîte à Bento comportait quatre compartiments pour mélanger les éléments nutritifs .Si cette gamelle servait à l’origine à palier l’absence de cantine scolaire, elle véhicule un savoir-être et une philosophie du bien manger. Une avant-garde de l’anti mal bouffe que l’on peut constater dans l’ensemble de la restauration française.

Manger le midi en dehors de chez soi représente aujourd’hui une dépense somptuaire qui est sans rapport avec les besoins nutritifs et économiques des clients .La multiplication des restaurants affichant de la nourriture gastronomique ou multipliant les petits à côté qui font grimper la note et incite de plus en plus le consommateur à retourner à la gamelle .

Fini le temps des brasseries qui proposaient une demi-pension à cinq euros tout compris ! Aujourd’hui on affiche sans complexe des formules à 20 euros avec dessert ou entrée au choix .Il faut donc se résoudre par équilibre alimentaire et pour favoriser la culture de proximité à préparer sa gamelle. Une tambouille que l’on pourra agrémenter de tous les produits de saison et à son choix des richesses de l’agriculture française. Fini la viande de provenance CE E!

Le Bento n’est pas qu’une simple gamelle, il compartimente, égaye, met en petits morceaux des grands plats .C’est le retour de l’art domestique dans l’écuelle .mélanger les saveurs et les légumes, accompagnés par des sauces improbables, les aliments fondent en bouche pour moins de deux euros.

Les problèmes religieux et les conflits sans fin sur le végétalisme, le casher, le halal prennent fin au bout de la mini fourchette qui accompagne la boîte. Les enfants et les parents se retrouvent le temps du midi par l’intermédiaire d’un plat préparé par le maitre ou la maitresse de maison.

La culture bento redonnera peut être le goût à chacun d’acheter les bons produits de la ferme et d’en faire partager toute sa famille pour en finir avec la culture de la cantine pour tous sans saveur et sans racine.

Igor Deperraz

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