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Publié par igor deperraz

~~ Journatriste de la presse écrite

En pleine crise existentielle de la presse écrite se repose la question du statut des journalismes. La création des écoles prestigieuses de Lille et de Paris aura-t-elle permis d’endiguer la chute des ventes ? Les journalistes sont- ils en phase avec leur public ? Alors que Sciences-po ressemble de plus en plus à une école de commerce, on peut s’interroger sur la nécessité de produire du journaliste comme on produit des barils de lessive .

Plus blanc que blanc, standardisé et assis sur le duvet douillet de la cuillère dans la bouche. Journaliste n’est ni une vocation ni une profession, c’est un état de nécessité. Nécessité d’annoncer, d’alerter, d’échanger. Il y a autant de journalistes qu’il y a d’opinions et on ne saurait résumer sa qualité à la possession d’un diplôme quelconque. Prends la plume et écris, c’est le plus sûr chemin d’une vérité qui n’en est pas une. Le stylo est la proue d’un bateau ivre de connaissance et d’indépendance. La presse est devenue aujourd’hui le nouveau territoire des placements éthiques ou philosophiques

On devient actionnaire d’un titre pour asseoir son image posthume .On ne se soucie plus de la trace écrite, on se rêve en tête de gondole .Position dominante sur le marché imaginaire des idées. Les journalistes seraient- ils devenus au fil du temps les fossoyeurs de la libre pensée ? En s’enfermant dans le microcosme feutré des rédactions parisiennes, l’ homo journalistus s’est fossilisé . Pour redonner du sens au mot journal du journalier, il y a nécessité de revenir aux fondamentaux écrire tout simplement. igorDeperraz

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