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Publié par igor deperraz

~~Jean François Chazerans Un long article du quotidien Le Monde du lundi 4 mai porte sur « A Poitier un enseignant aux méthodes pédagogiques hors normes a été muté après un débat sur les attentats ». Il évoque la difficulté d’enseigner dans un cadre établit par des programmes pensés et réfléchis pour et par l’État. Deux conceptions de la liberté pédagogique qui se confrontent et qui donnent raison à la raison d’État. Les élèves qui se préparent au Bac envisagent souvent la philosophie comme une matière où il ne faut pas perdre de points. Ils n’envisagent pas le cours de philosophie comme de la philosophie, mais comme l’énumération de concepts virtuels auxquels l’on pourrait volontiers se passer si cet enseignement n’était pas obligatoire JF.Chazerans s’inspire dans sa démarche philosophique et non pédagogique largement du café philo pour amener ses élèves à une réflexion formative. Cette démarche intéressante et nécessairement dérangeante s’est heurtée au grand principe de réalité qui accompagne chaque élève au Bac ? Que rapporte l’ouverture d’esprit par rapport aux points qui ouvrent les grandes écoles ou qui donnent plus de consistances à un dossier d’entrée dans un établissement du supérieur. La réponse que donne Brigitte Estève –Bellebeau, Inspectrice de philosophie est sans ambiguïté « Un débat se prépare pour éviter le café du commerce ; il se dirige, donne lieu à une synthèse et repose sur un programme » Il est reproché à ce professeur d’avoir dérapé lors du débat du jeudi 8 janvier, en s’égarant dans ses propos. Et là commence la vraie difficulté d’enseigner dans un contexte ou chaque mot est pesé et/ou il appartient au professeur de vérifier si sa parole est juste et entre à la fois dans la pertinence de l’exposé et se fond dans la normalité des programmes. Une prime donnée incontestablement à la platitude, au concept mou et surtout une obligation de rester dans une totale neutralité subjective .Un raisonnement qui pousser à l’extrême obligerait à ne pas mentionner la météo du jour au prétexte que cette prise de parole pourrait être sujette à polémique .Poser la simple question : fait-il beau aujourd’hui ? Reviendrait à déprécier ou connoter l’environnement social et géographique .Il fera donc toujours beau à Maubeuge… Il faudra aussi considérer qu’Hegel ne sera plus à étudier sans attirer quelques difficultés à ses commentateurs par trop exégètes. « Le développement ne va pas sans unilatéralité et dédoublement .L’esprit parfait, total, s’épanouissant dans ses particularités, quitte son repos pour se plonger dans un monde déchiré par des oppositions et troublé par des complications et, une fois engagé dans cette dispersion, il ne peut plus, se soustraire aux malheurs et désastres du monde fini. Hegel esthétique

CHAZERANS en rang
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