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Publié par igor deperraz

~~Le salaire de la peur des professeurs d’école Le « bilan social » annuel du ministère de l’Éducation nationale met en lumière la grande disparité de salaire entre les professeurs d’école et les professeurs de collège. Soit une différence de presque 800 euros .Cette différence salariale est à mettre en corrélation avec les horaires devant élèves. Plus favorable au second degré qu’au premier degré !

Cette discrimination salariale avait son sens lorsque les premiers partaient en retraite à 55 ans, mais depuis que les deux corps sont sur la même carrière, il y a manifestement une volonté politique de faire des économies sur les anciens instituteurs. Si l’on ajoute que les directeurs d’école sont majoritairement des hommes dans un corps féminisé à plus de 80 pour cent, l’écart de rémunération prospère allégrement sur une discrimination liée au sexe. Pourquoi les écoles primaires se sont engagées dans des réformes continuelles sur les programmes et les rythmes de travail, obligeant même ces derniers à travailler une demi-journée de plus sans oser toucher aux 18 heures hebdomadaires du secondaire .

La grande disparité tient de surcroît à des pratiques professionnelles peu homogènes. Ainsi un professeur d’histoire peut obtenir de ranger ses cartes de géographie pendant un certain nombre d’heures sans élèves alors qu’un professeur du primaire voit régulièrement son temps de travail augmenter sans contrepartie que l’air du temps. Aucune heure supplémentaire pour des cadres de la fonction publique qui sont théoriquement aux 35 heures et qui sont d’après une réponse ministérielle de Jack Lang concernés par ce phénomène horaire français.

Le travail des instituteurs n’est pas rémunéré par l’état en heures supplémentaires comme dans le secondaire ? Ce profond mépris des règles d’égalité salariale dans la fonction publique qui se double d’une inégalité basée sur le sexe, même si l’égalité à l’intérieur d’un corps est exemplaire au regard d’autres professions peut poser problème sur la qualité et la pénurie d’enseignants à venir. Dans une société qui prône l’égalité homme- femme allant jusqu’à faire de ces conseillers généraux des binômes sexuels,

on ne comprend pas pourquoi la ministre en faveur des abc de l’éducation ne se prononce pas pour une parité de recrutement .Autant de professeurs hommes que femmes. Une affaire qui soulève aussi la misogynie chronique des syndicats français.

Igor Deperraz

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