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Chroniques matinales

Par deux points de vue passent une ...droite. Par un point de vue passe une gauche ou le contraire. Des chroniques et photographies publiées dans les journaux: "LE MONDE", "Le MONDE MAGAZINE" "LE MONDE TÉLÉVISION""LE NOUVEL OBSERVATEUR", "Le nouvel obs .fr","Les INROCK...", "LA TRIBUNE DE GENÈVE", "POLITIS", L'anticapitaliste, "La FRANCE "AGRICOLE",La Manche libre.fr "le Plus"."La VIGNE", "SINE mensuel "La Manche libre.fr" accréditation festival Albi, fête de l'Humanité.salons (plus de 1000 chroniques publiées) chroniques et flash info à Radio FMR Jusqu'à 2500 visites par jour....! événements ,photographies Igor Deperraz Normalien . études de cinéma à Paris jury Petits Molière Téléphone 0785473094

et l'école devint numérique chimérique

Tous des numériques

L’éducation nationale est-elle prête à se livrer corps et âme au démon du tout numérique. On connaissait les tableaux numériques, les tablettes et le suivi en ligne des élèves, mais devra-t-on passer à l’ère du tout numérique pour faire entrer l’éducation dans cette mouvance aux contours flous.

L’école doit- elle toujours suivre les modes au risque de perdre son âme et sa fonction ?

Que va-t-on trouver dans cet engouement pour la mise en écran de la situation pédagogique ? Une aide à l’apprentissage comme peut l’être un robot de peinture sur une chaîne automobile, un tuteur infaillible pour élèves en difficultés ? Si l’on enlève le copier-coller du manuel scolaire, il reste un formidable outil didacticiel pour accompagner les savoirs.

Cette intrusion de la machine dans l’univers de la pensée en formation est-elle vraiment du ressort de la relation professeur élève.

Donnez des outils complémentaires et accessoirement des illustrations du propos à visage humain n’est que bénéfice pour l’esprit, mais s’immerger dans un monde virtuel sans limites est une attitude suicidaire en termes de socialisation.

La grande richesse de l’école est de proposer de l’humain. En banalisant le numérique, le Maître ne deviendra que l’accessoire de la machine.

À ce jeu dangereux, la place même de l’enseignant deviendra inutile.

L’école pourrait tout au contraire devenir le lieu des apprentissages manuels et intellectuels. Le fait main des instituteurs et professeurs .Un label de qualité made in France, loin de la googolisation des esprits, en retrait de la powerpointisation .

Un sanctuaire du savoir-vivre, entre le marronnier et le jeu de bille. Une école de la liberté qui n’exclurait pas le numérique, mais n’en ferait pas une nouvelle religion. Une école laïque en quelque sorte …

Igor Deperraz

commentaire de Didier

~~Considérer le numérique comme "une mode" serait, à mon avis, une erreur pour au moins deux raisons. La dernière étude de l'OCDE montre que la fracture numérique s'est déplacée de l'équipement à l'usage. En un mot, quasiment toutes les familles ont accès aux technologies qui sont devenues abordables mais seuls les enfants des familles les plus aisées savent s'en servir d'une manière raisonnée. Cette capacité n'est pas innée (pas de Digital Native) mais est bien transmise par le noyau familial. Si l’École de la République n'enseigne pas à bien utiliser internet, une tablette, un réseau social alors elle continuera à creuser les inégalités. Le deuxième point nous concerne directement. A trop vouloir retrouver le métier que nos parents ont connu (le "marronnier et les billes") on en oublie de regarder évoluer la société dans laquelle l’École se situe. L'instituteur transmettait un savoir. Le professeur d'aujourd'hui et de demain continuera de le faire mais sa parole se noie désormais dans un océan de connaissances directement, immédiatement, gratuitement et librement accessibles. Le numérique offre une chance de remettre de l'Humain dans l'école ; sur ce point je vous rejoins. En revanche, je ne pense pas que le maître en blouse grise sur son estrade soit le modèle humain à suivre. Le numérique est un outil qui doit permettre à l'enseignant de trouver enfin sa place de médiateur entre la connaissance et l'élève... un outil parmi d'autres que le professionnel saura utiliser avec discernement. S'il ne le fait pas, des écoles privées seront de plus en plus nombreuses à s'en saisir car les familles refusent de voir leurs enfants "instruits" comme eux ou leur parents l'ont été... et elles ont bien raison !

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igor deperraz

Chronique de l'actualité politique et sociétale.Publication dans la presse nationale française ,suisse etc.....
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DIDIER 08/12/2014 21:06

Considérer le numérique comme "une mode" serait, à mon avis, une erreur pour au moins deux raisons. La dernière étude de l'OCDE montre que la fracture numérique s'est déplacée de l'équipement à l'usage. En un mot, quasiment toutes les familles ont accès aux technologies qui sont devenues abordables mais seuls les enfants des familles les plus aisées savent s'en servir d'une manière raisonnée. Cette capacité n'est pas innée (pas de Digital Native) mais est bien transmise par le noyau familial. Si l’École de la République n'enseigne pas à bien utiliser internet, une tablette, un réseau social alors elle continuera à creuser les inégalités.
Le deuxième point nous concerne directement. A trop vouloir retrouver le métier que nos parents ont connu (le "marronnier et les billes") on en oublie de regarder évoluer la société dans laquelle l’École se situe. L'instituteur transmettait un savoir. Le professeur d'aujourd'hui et de demain continuera de le faire mais sa parole se noie désormais dans un océan de connaissances directement, immédiatement, gratuitement et librement accessibles. Le numérique offre une chance de remettre de l'Humain dans l'école ; sur ce point je vous rejoins. En revanche, je ne pense pas que le maître en blouse grise sur son estrade soit le modèle humain à suivre. Le numérique est un outil qui doit permettre à l'enseignant de trouver enfin sa place de médiateur entre la connaissance et l'élève... un outil parmi d'autres que le professionnel saura utiliser avec discernement.
S'il ne le fait pas, des écoles privées seront de plus en plus nombreuses à s'en saisir car les familles refusent de voir leurs enfants "instruits" comme eux ou leur parents l'ont été... et elles ont bien raison !