L'instit'rebelle

par igor deperraz  -  7 Septembre 2014, 15:15

L’instit rebelle

Le Monde du 5 décembre ouvrait une pleine page sur une ex-institutrice adepte de la pédagogie Montessori contrainte de démissionner. Après un Master en sciences du langage à Grenoble Céline Alvarez avait passé le concours de professeur d’école et exercé en première année à Neuilly (Haut de Seine) avant d’avoir un poste à Argenteuil. Après 3 ans à essayer d’imposer en maternelle les idées de la pédiatre italienne, « faute de pouvoir élargir l’expérience, elle a pris la lourde décision de donner sa démission ». Mattea Battaglia qui relate avec un a priori favorable la trajectoire de la trentenaire ne pose pourtant pas le problème de la norme et des valeurs de la République française.

L’éducation nationale ne transmet pas qu’un corpus ordonné de valeurs, elle institue une Norme. Dans sa volonté de lutter contre le sexisme par exemple, elle impose aux éditeurs d’ouvrages de respecter l’égalité homme femme. Pour reléguer la religion dans la sphère privée, elle interdit les signes ostentatoires et l’on pourrait multiplier les exemples.

Cela fait des années que l’on met en œuvre des stratégies éducatives aussi imaginatives que celle de la pédagogue italienne dans les écoles maternelles. Les écoles Montessori et leur démarche sont bien souvent le refuge des classes aisées en quête de justification.

On scolarise ses enfants dans ces établissements pour qu’il respire l’entre soi. En recrutant des personnes se livrant à des expériences en classe pour servir de levier à leur carrière des centaines d’heures de travail, souvent données sans compter ont été perdu par des conseillers pédagogiques et des professeurs. Il est heureux que l’Éducation nationale n’accepte pas les théories fumeuses de Montessori comme norme.

A ce jeu dangereux, on verrait demain des écoles juives, coraniques ou catholiques sortir à leur fantaisie une pédagogie au nom d’un de leur idole. Il y aurait urgence à poser la question essentielle à cette « jolie trentenaire » l’école est elle une cour de récréation pour les jeunes filles en fleur ou pour le développent des enfants ?

Igor Deperraz

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lafdkjhqmh 18/08/2015 22:12

concernant le developpement des enfants qui ont fréquenté la classe de celine Alvarez à genevillier, ils étaient tous bon lecteur en dernière année de maternelle, alors qu'ils avaient démarré avec un niveau moyen bas. Et c'est un professeur du collège de france qui le dit. Le qualificatif de "cour de récréation pour jeune fille en fleur" est insultant pour le travail qu'a fourni cette personne. Votre article reflete un manque sérieux de connaissance du sujet.