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Publié par igor deperraz

Les intermittents du spectacle en font un peu trop !

Alors que le conflit des intermittents du spectacle fait rage et risque de perturber l’économie florissante des festivals, il est intéressant de se pencher sur l’industrie du cinéma qui en emploie un grand nombre .On peut penser qu’il est nécessaire d’appuyer le métier d’artiste par un statut relativement sécurisant, mais on peut aussi se demander si cet argent est utilisé pour réaliser des projets crédibles ou si c'est uniquement dans le but de donner des heures aux artistes. On produit des nanars à la pelle avec cet objectif.

Dans ce registre, j’invite chacun à aller voir « Tristesse club » de Vincent Mariette par un jour de grande pluie. Inutile de raconter l’histoire, il n’y en a pas, les dialogues servis par un membre le la comédie française sont pauvre à s'endormir ! Le tout pour un coût de plusieurs millions d’euros ! Même la musique n’est pas au rendez-vous ! Il n’y a rien et ce rien semble pourtant servir de soupe aux critiques de cinéma...

Pour le magazine Première « si vous aimez les jeux de rôle ». Pour Jérémie Couston de Télérama ! »Tristesse club est un film de reconstruction, le film gagne en douceur ce qu’il perd en ironie ». Ce n’est pas possible que ces critiques aient fait leur travail. Le film doit se ramasser avec un sac plastique et mis à la poubelle comme il est d’usage pour ce genre de chose. Les questions fusent lorsque l’on sait que ces films fonctionnent avec des subventions et font appel au régime des intermittents du spectacle.

Pas de dialogue, de scénario …du vent qui ne devrait pas avoir une ligne dans un journal et qui on ne sait pourquoi ne se retrouve pas avec une mention : De qui se moque-t-on ? Pour les amateurs de théâtres ou de musique, vous ne serez pas en reste dans les festivals cet été... Des troupes se produisant à Paris sur des places avec trois spectateurs dépités de voir cinq comédiens jouer une pièce sans intérêt autre que d’être financée ! Pour quelle raison on confie à Vincent Mariette un film !et non pas un téléphone portable pour filmer ses amis à une partie de pêche. La réponse mériterait d’être donnée ?

Pour quelle raison des salles programment des nanars qui touchent les grands fonds de la médiocrité et pourquoi l’on permet encore que le statut des intermittents du spectacle n’implique pas pour y avoir droit un minimum de diplôme ou de professionnalisme .Une sorte de carte de journalisme délivrée par ses pairs …Tristesse club est certainement le film le plus écologique de l’année, il fera un très bon compost !

Igor Deperraz

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