Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par igor deperraz

La Grèviculture

Pour tous les usagers des transports par rail, une semaine difficile se termine et une nouvelle commence. Un vrai feuilleton à la française qui prend ses racines dans l’anarcho-syndicalisme et se prolonge dans les couloirs de Sud éducation.

Un mouvement radical et utopiste qui défend les intérêts des cheminots avec conviction et poigne. Un syndicalisme à la Zola qui perçoit le Monde comme au temps des colonies françaises … Une époque où la France puisait sans les payer ses ressources minières et profitait de l’exploitation de l’Afrique pour ouvrir les bras aux revendications salariales.

Aujourd’hui comme si rien n’avait bougé, la culture revendicative de la SNCF impose aux différents gouvernements ses points de vue. En termes de défense du salariat, la manœuvre est payante pour les heureux titulaires du statut.

En contrepartie, pour palier les excès de la soviétisation, les précaires et les entreprises privées ont pris la main sur nombres de taches .Il existe comme chez EDF, des seigneurs avec une protection maximale et les petites mains qui font dans des conditions difficiles un travail devenu trop coûteux.

Les usagers des transports servent de fusible et subissent les caprices des cheminots. Avec l’arrivée de la concurrence, le risque est grand de voir tout simplement l’entreprise française ne plus pouvoir être compétitive sur un marché concurrentiel.

À part les cheminots, Qui peut aujourd’hui voyager à juste pris ? 30 euros un Paris Marseille, mais un Paris Rouen, c’est plus de vingt euros et jamais la certitude d’arriver à bon port ! Quand les conducteurs de locomotive ne sont pas encore arrivés, c’est le train qui est annulé ou tout simplement des aiguillages grippés ou des excuses pour des retards …ou des grèves !

On assiste avec tristesse à l’égoïsme d’une partie des personnels de la SNCF qui n’hésite pas à saborder le navire pour sauver le Rhum ! Dommage, la SNCF était une belle entreprise. Hélas…

Igor Deperraz

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article