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Publié par igor deperraz

Marine en peine ?

Le front national ne représente pas vraiment une menace politique immédiate. Pour arriver à ce résultat, Marine Le Pen a dû sortir de ses rangs les éléments extrêmes et recruter des personnalités au profil plus acceptable.

Plus le front national ne se rapprochera du pouvoir, plus ses paroles et ses actes devront trouver le chemin du consensus. Si le front national n’est pas aux portes du pouvoir, sa parole devient néanmoins plus libre et sa présence médiatique plus évidente.

C’est ainsi que des électeurs se sont réveillés , non pas sous le bruit des bottes , pas encore … mais avec des pourcentages pour le FN pouvant dépasser la moitié de la population de leur village … Alors que l’on fermait les yeux sur les propos frontistes du boucher, on se fait peur à croire que le professeur, le médecin et l’agriculteur du bout de la rue partageaient en silence depuis des années cette farouche envie de voir la peste brune revenir dans les urnes .

De cette critique à demi-mot sur les fonctionnaires, les étrangers, nous allons retrouver comme sous Vichy, le flot libre et décomplexé de la haine et de l’exclusion. Le Front national n’est pas un parti comme les autres, n’en déplaise à tous ceux qui voudraient faire oublier les positions de J M Le Pen sur les fours crématoires.

S’afficher du Front national ne sera plus aujourd’hui vécu comme une maladie honteuse, mais comme une liberté affichée de se débarrasser de la culture démocratique et du vivre ensemble. Le front national porte avec lui cette culture de l’ordre qui ne fait pas que des heureux lorsque l’on s’appelle Pablo Neruda ou Salvador Allende. En mettant les pieds dans cette masse invisible populiste, l’électeur du front national n’a pas fait que de se tacher les doigts, il a aussi engagé un processus au devenir démocratique incertain.

Igor Deperraz

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