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Publié par igor deperraz

La crise au « Monde »

Depuis l’arrivée de Natalie Nougayrède à la Direction du journal « Le Monde »,les éditoriaux et le fil conducteur rédactionnel ont pris le chemin d’une posture que l’on pourrait qualifier de libérale . Haro sur les enseignants, son lectorat traditionnel, haro sur les revendications sociales. Sur fond de crise de la presse papier, les rédactions du WEB et de la presse écrite ne sont pas sur la même longueur d’onde. Écrire web n’est pas comme écrire « monde ».

Il y a deux postures et deux lectures possibles d’un quotidien. On connaît les exigences de l’édition papier, sérieux des sources, vérification, style et orthographe. Pour le web, c’est l’immédiateté, quitte à se retrouver submerger par des informations peu fiables.

Concilier le Web et le papier nécessite comme l’avait engagé Natalie Nougayrède que les journalistes se déspécialisent au profit d’une pluridisciplinarité. Mais comment rester le journal de référence si les coquilles se multiplient ?

Dans un éditorial récent, on pouvait lire une allégorie sur le Kebab qui n’avait aucun rapport avec la vraie vie des gens et surtout qui laissait penser que le journal s’était définitivement coupé du réel. Multiplier les suppléments et réduire la partie historique du journal ne peut que laisser des traces. Continuée à faire payer par les lecteurs de l’édition papier, l’édition numérique finira par avoir des conséquences sur les abonnés…

Pourquoi lire gratuitement son quotidien sur le Web et devoir le relire sur le papier ? La crise au Monde, à Libé relève plus de la crise du lectorat et de son rajeunissement que la crise interne. Les lecteurs du Monde souhaitent-ils que l’édition papier garde son identité et sont-ils prêts à en supporter le coût ? Les lecteurs du Web devront-ils eux aussi mettre la main à la poche pour financer eux même ce qu’ils lisent … ?

Igor Deperraz

Crise au Monde

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